Abdelhamid Abaaoud, l’homme qui veut terroriser la Belgique

D. Ha. et Ju. B. Publié le - Mis à jour le

Faits divers Le Molenbeekois Abdelhamid Abaaoud, dit Abou Omar Soussi, est la cible principale des enquêteurs.

La plus grande incertitude règne sur le vaste dossier d’antiterrorisme en cours, l’un des plus importants que la Belgique ait jamais connu. Alors qu’hier, cinq personnes ont été inculpées pour appartenance à une organisation terroriste, nous sommes aujourd’hui en mesure d’affirmer que nos enquêteurs sont à la recherche du commanditaire et chef de la cellule djihadiste démantelée jeudi.

Il s’agirait d’un Belge d’origine marocaine se trouvant actuellement à l’étranger. Son nom de guerre est Abou Omar Soussi. Son véritable nom est Abdelhamid Abaaoud. Bien connu des autorités, ce jeune Marocain de 27 ans est originaire de Molenbeek. Il est parti en Syrie rejoindre les rangs de l’Etat islamique (EI). Depuis, il aurait fui la Syrie et se trouverait dans un autre pays, qui pourrait être la Grèce ou la Turquie.

Toujours selon nos informations, le Mossad israélien et le FBI participent activement à l’enquête sur les traces d’Abou Omar.

Contacté, Thierry Werts, porte-parole du parquet fédéral, n’a souhaité "ni confirmer, ni infirmer" les informations que détient La DH auprès de plusieurs sources proches du dossier.

Abou Omar - Abdelhamid Abaaoud - s’est fait connaître en Belgique quand il est apparu sur une vidéo sanglante, postée en mars 2014. On l’aperçoit au volant d’un pick-up tirant quatre cadavres martyrisés, tués par les membres de l’EI.

"Toute ma vie, j’ai vu le sang des musulmans couler. Je prie pour qu’Allah casse le dos de ceux qui s’opposent à lui, de ses soldats et de ses admirateurs, et qu’il les extermine", a dit Abdelhamid Abaaoud, dans une vidéo postée sur Youtube le 8 février 2014.

Il s’est également rendu célèbre en recrutant son petit frère Younès, parti en Syrie à l’âge de 13 ans. L’adolescent avait alors fait la une de la presse belge. Des journaux anglais avaient largement fait mention de l’affaire, le surnommant "le plus jeune djihadiste de Syrie".

Les éléments recueillis par les enquêteurs dans l’appartement de Verviers où ont eu lieu les perquisitions qui ont conduit à la mort de deux suspects l’ont été grâce à des écoutes directes. On sait également que les policiers sont intervenus plus tard dans un appartement d’Anderlecht car les propos interceptés à Verviers laissaient à penser que les lieux étaient piégés à l’explosif.