Faits divers

Le tribunal correctionnel de Bruges a jugé mardi non coupable un Brugeois de 33 ans d'origine népalaise des accusations de viol, torture et blessures sur une demandeuse d'asile népalaise. 

Toutefois, le tribunal a retenu l'accusation de harcèlement. K.K. est condamné à 6 mois de prison avec sursis. En juillet 2012, R.S. s'est rendue à la police d'Anvers pour déclarer que son ancien petit ami avait abusé d'elle quelques jours plus tôt à Bruges. K.K. aurait bandé les yeux de la femme et attaché ses pieds avec des câbles électriques. Ensuite, il l'aurait violée avec une bouteille de bière. Selon le ministère public, le prévenu aurait aussi asséné de sérieux coups à la victime.

Après le dépôt de la plainte, K.K. s'est vengé en diffusant des photos sexuelles de la femme sur Facebook.

La défense a plaidé que l'histoire de la victime était pleine de contradictions. Ainsi, l'enquête a démontré que la femme elle-même a continué de chercher le contact avec le prévenu. Toutes les relations sexuelles se sont déroulées, selon K.K., avec un consentement mutuel. L'avocat du prévenu a suggéré que la victime pourrait être jalouse de la compagne de K.K.

Le tribunal a jugé qu'aucune blessure ne permettait d'attester de la torture. Ensuite, les deux individus ont eu des relations sexuelles consentantes, comme l'attestent des images.

Pour le harcèlement et la diffusion des photos nues de R.S., K.K. est condamné à une peine de prison de six mois avec sursis. Il doit également payer à la victime des dommages et intérêts de 500 euros.