Faits divers

Qui était le passeur qui conduisait la camionnette ? Plutôt que de mettre en cause « l’omerta » régnant parmi les migrants, la justice belge devrait balayer devant sa porte. Elle a galvaudé un témoignage qui aurait pu lui permettre de répondre à cette question la nuit-même du drame. 

Selon les informations de Paris Match, le policier qui a tiré était en mesure de donner des éléments d’identification relatifs au chauffeur – un homme affublé d’une capuche et portant une barbiche. Mais, durant la nuit des faits et dans les jours qui ont suivi, ses collègues ne lui ont rien demandé à propos de la physionomie du suspect et il n’en a rien dit. Une incroyable occasion manquée alors que l’hypothèse d’enquête était que le chauffeur-passeur s’était mêlé aux migrants après l’intervention policière…

Dans la nuit du 16 au 17 mai 2018, une camionnette est prise en chasse par la police des autoroutes sur l’E42, dans le namurois. La course-poursuite s’étale sur quelques soixante kilomètres mobilisant pas moins de 15 véhicules de police. Aucun barrage n’est mis en place. In fine, un policier tire. Selon sa version des faits communiquée à la presse par son avocat, il visait un pneu mais un coup de volant a fait dévier son tir. Ce policier hennuyer qui n’a participé qu’à la dernière phase de la poursuite a fait aussi savoir qu’au moment de presser sur la détente, il n’était pas informé du fait que la camionnette suspecte convoyait des migrants, ce qui témoigne d’un étonnant manque de communication au sein-même des forces de l’ordre.

L'enquête est à lire sur Parismatch.be !