Faits divers

Si le dossier à charge de Geneviève Lhermitte a été bouclé par la cour d'assises, d'autres actions sont toujours en cours


NIVELLES Une procédure civile a tout d'abord été lancée devant le tribunal de Bruxelles par la mère infanticide contre son ancien psychiatre. L'affaire a été examinée le 5 janvier 2012. Un jugement est attendu prochainement.

Geneviève Lhermitte réclame 3 millions d'euros à son ex-psychiatre, le Dr Diderik Veldekens, pour ne pas avoir pris en compte sa dernière lettre de détresse, écrite la veille des faits.

La lettre laissait entrevoir le drame du 28 février 2007 et a été rendue publique par le psychiatre lors de son témoignage devant la cour d'assises en décembre 2008. Le Dr Veldekens avait expliqué ne pas avoir alors contacté Geneviève Lhermitte en raison d'un agenda chargé.

Cette action au civil à Bruxelles avait un temps été interrompue en raison de l'existence d'une instruction à Nivelles concernant une abstention coupable du Dr Veldekens. Cette instruction nivelloise a finalement débouché sur un non-lieu et l'action civile à dès lors pu reprendre.

Outre cette action contre le psychiatre, les avocats de Geneviève Lhermitte avaient annoncé, après la condamnation à perpétuité de leur cliente, leur intention de porter l'affaire devant la Cour européenne des Droits de l'Homme de Strasbourg. L'arrêt de la cour d'assises était contesté notamment en raison de l'absence de motivation du verdict du jury, comme c'était encore le cas en décembre 2008 pour les cours d'assises.

Geneviève Lhermitte avait en premier lieu introduit un pourvoi en cassation après sa condamnation à perpétuité. Mais la Cour de cassation avait à l'époque, en mai 2009, rejeté ce pourvoi. Me Xavier Magnée, avocat de Geneviève Lhermitte, a indiqué à l'agence BELGA que la procédure à Strasbourg était toujours pendante mais sans qu'aucun délai soit fixé.


Le film de Joachim Lafosse inspiré par l'affaire en post-production

Le film du réalisateur belge Joachim Lafosse, inspiré par l'affaire Lhermitte, devrait sortir sur les écrans dans le courant de l'année 2012. La discrétion reste toutefois de mise autour de ce film, dont le titre actuellement donné par la production est "Nos Enfants".

Du côté de la maison de production de Joachim Lafosse, Versus Production, on précise que le film a été tourné et qu'il est actuellement en phase de post-production. Aucune date de sortie n'est pour l'heure avancée et aucune image n'a encore filtré.

On sait qu'on retrouvera dans les rôles principaux Emilie Dequenne, Tahar Rahim et Niels Arestrup. Les comédiens Pierre Arditi et Gérard Depardieu avaient été pressentis pour interpréter le personnage inspiré par le Dr Michel Schaar mais le projet n'a pas abouti.



La maison des faits devrait être mise en vente dans les prochaines semaines

Geneviève Lhermitte, condamnée à la réclusion à perpétuité, purge sa peine à la prison de Berkendael. Divorcé de Geneviève Lhermitte, Bouchaïb Moqadem s'est remarié en février 2010. Le Dr Michel Schaar a, de son côté, récemment annoncé qu'il souhaitait adopter officiellement Bouchaïb Moqadem. La maison où s'est produit le drame familial, avenue Général Jacques à Nivelles, est inoccupée depuis les faits. Un rachat par la ville de Nivelles avait à un moment donné été évoqué afin d'y créer des logements d'urgence. Cette piste a depuis été écartée.

Bouchaïb Moqadem avait annoncé, il y a quelques mois, qu'il voulait reprendre possession de la maison, pas forcément pour y revivre tout de suite, après avoir récupéré sa part dans le cadre de la procédure de divorce avec Geneviève Lhermitte; le père de cinq enfants ne souhaitant pas que quelqu'un d'autre puisse occuper la maison.

Mais, selon son avocate Me Fernande Motte-de Raedt, Bouchaïb Moqadem est désormais prêt à s'en séparer. "A un moment donné, il s'est dit qu'il pourrait y vivre. Il y est retourné. Mais humainement il ne sait désormais plus y rester. Il voit ses enfants partout et à l'impression de revivre le drame. Finalement, il trouve aussi que cette maison n'est que du matériel et qu'il ferait mieux de s'en séparer", explique Me Motte-de Raedt.


Lhermitte: Il y a 5 ans, la mère tuait ses 5 enfants (1)

Ce 28 février, il y aura 5 ans que la Belgique était secouée par le début de l'affaire Geneviève Lhermitte. Celle qui était décrite comme une mère de famille aimante, purge depuis une condamnation à perpétuité pour avoir tué ses cinq enfants : Medhi (3 ans), Mina (7 ans), Myriam (9 ans), Nora (12 ans) et Yasmine (14 ans). Les faits s'étaient produits dans la maison familiale, avenue Général Jacques à Nivelles, le mercredi 28 février 2007 au retour des enfants de l'école.

Geneviève Lhermitte les avaient appelés un à un et les avait égorgés avec un couteau volé dans une grande surface. Après avoir ôté la vie à ses enfants, Geneviève Lhermitte avaient tenté de se suicider avant de prévenir les secours.
Le drame familial s'était joué quelques heures avant le retour du Maroc du mari et père des cinq enfants, Bouchaïb Moqadem. Ce dernier était parti quelques jours dans son pays natal.

© La Dernière Heure 2012