Faits divers C’est la gérante d’un magasin qui a fait appeler la police pour un rôdeur.

La semaine passée, on apprenait que le chauffeur de la camionnette où se trouvait Mawda, la petite Kurde tuée par un tir de police en mai dernier, avait été arrêté en Grande-Bretagne. L’ADN de cet Irakien de 25 ans correspondait avec les traces relevées sur le volant, la boîte de vitesse et une bouteille d’eau retrouvée dans le véhicule.

Il semble désormais que son arrestation soit le fruit d’un concours de circonstances.

Carly Farrimond était chez elle le 23 juillet dernier. Cette exploitante d’un magasin Spar quelque part entre Liverpool et Manchester reçoit vers 19 h 30 un coup de fil d’un collaborateur qui lui raconte qu’un homme rôde à l’entrée et demande des cigarettes aux clients. "Il voulait acheter de l’eau mais avait seulement quelques euros sur lui. Je lui ai dit d’appeler la police."

Celle-ci est arrivée vers minuit. L’homme traînait encore dans le coin, près d’une station d’essence et un McDonald’s. Il avait un briquet, de la petite monnaie et une bouteille d’eau sur lui mais pas de papiers valables. Il a dit qu’il venait de Douvres mais parlait seulement kurde et prétendait être originaire de Kirkouk en Irak.

La police l’a soupçonné d’être un illégal et l’a emmené au poste. C’est là qu’on a découvert qu’il avait donné une fausse identité et une fausse date de naissance. Les policiers ont introduit ses empreintes dans une banque de données et ont découvert qu’il faisait l’objet d’un mandat international.

Depuis, la justice britannique travaille à son extradition vers la Belgique. Cela ne devrait pas poser trop de problèmes vu qu’il ne semble pas avoir commis de délit en Grande-Bretagne. "C’est la preuve qu’un homme ne peut pas si facilement fuire à travers l’Europe après avoir commis un délit" , souligne une source judiciaire.

De ce que l’on sait, l’homme ne se montre guère coopérant.