Faits divers

Le réseau extrémiste Al-Qaïda projette des attentats contre des trains à grande vitesse dans toute l'Europe, affirmait lundi le quotidien allemand Bild, citant des sources proches des services secrets.

Réagissant à cet article, qui intervient au moment où le gouvernement allemand est critiqué pour sa collaboration supposée avec l'Agence nationale américaine de sécurité (NSA), plusieurs sources en Allemagne, France, Grande-Bretagne e tAutriche se gardaient de tout alarmisme.

D'après Bild, l'information sur ces projets d'attentats provient de la NSA, qui a capté une conversation téléphonique il y a quelques semaines entre de hauts responsables d'Al Qaida.

Selon le tabloïd, ces attentats pourraient prendre la forme d'actes de sabotage sur les voies de chemin de fer, dans les tunnels, ainsi que des bombes dans les trains.

Il y a naturellement toujours ce genre d'indications et "nous menons l'enquête", a dit lundi un porte-parole du ministère allemand de l'Intérieur, Jens Teschke, lors d'un point presse régulier du gouvernement allemand.

On sait que l'Allemagne, comme les autres pays occidentaux, est dans le collimateur de groupes islamistes radicaux, a-t-il ajouté. "Nos mesures de sécurité sont à un haut niveau. Nous n'avons pas prévu pour le moment de les relever", a-t-il dit.

De sources proches des services antiterroristes français, on indiquait n'avoir pas été informé de l'interception d'une conversation téléphonique ou d'une menace d'attentat contre des trains semblables à celles rapportées par Bild.

On relevait que depuis les attentats de Londres, en juillet 2005, le plan Vigipirate --dispositif de sécurité français destiné à prévenir les menaces ou à réagir face aux actions terroristes--, était au niveau rouge, soit quasiment le niveau le plus haut et on ajoutait: "On ne va pas passer à niveau Ecarlate".

Jamais déclenché au niveau national, le niveau Ecarlate est prévu en cas de menace d'attentat imminente et certaine. Les mesures prévues par le niveau Rouge peuvent être encore renforcées en fonction d'événements divers: cela a été le cas en janvier au moment du déclenchement de l'opération française au Mali ou en avril des attentats de Boston (Etats-Unis).

Dans le cadre du plan Vigipirate rouge, les gares et les trains font déjà partie des cibles potentielles bénéficiant d'une surveillance soutenue en France, avec notamment des patrouilles militaires.

La SNCF, chemins de fer français, s'est refusée de son côté à tout commentaire.

Interrogé par l'AFP, le ministère britannique de l'Intérieur a refusé de commenter cet article.

Un porte-parole du ministère autrichien de l'Intérieur a de son côté déclaré qu'il "n'y avait pas de raisons de s'inquiéter". Les autorités autrichiennes sont en contact avec leurs homologues des pays voisins, a-t-il dit, précisant qu'aucune mesure supplémentaire de sécurité n'avait été prise dans les trains et les gares.

Seuls les chemins des fers tchèques ont indiqué avoir augmenté leurs mesures de sécurité, à la suite de la parution de l'article de Bild.