Faits divers Alain Dechamps s’est fait rouler dessus au terme d’une rixe. Accident de circulation, selon le parquet.

Une bagarre a viré au drame samedi au petit matin à Mons sur le parking public situé devant l’hôpital Saint-Joseph, rue Baudouin Constantinople. Après une rixe entre deux groupes qui revenaient de soirée, Alain Dechamps, un habitant de Ghlin âgé de 48 ans, s’est fait percuter par une voiture. L’homme a succombé à ses blessures.

La police est rapidement intervenue sur place, suivie par le parquet, pour faire la lumière sur les circonstances des événements. Dans un premier temps, des témoignages signalaient qu’une voiture avait volontairement écrasé le malheureux Ghlinois.

Plus tard dans la journée de samedi, trois personnes se sont rendues à la justice. Parmi celles-ci, une jeune fille qui conduisait la voiture qui a percuté Alain Dechamps. L’enquête a ensuite penché vers une autre version des événements, en contradiction avec les premiers témoignages qui avaient été ébruités.

En effet, après avoir été entendues, les trois personnes qui se sont spontanément rendues à la justice ont été relâchées. "Après enquête, il apparaît qu’il s’agit d’un accident de la circulation et qu’il n’y a pas eu d’intention volontaire de la conductrice de mettre fin aux jours de la victime", indique le parquet de Mons. "Il n’y a donc pas de détention préventive et la conductrice devra répondre de ses actes devant un tribunal de police et pas devant un tribunal correctionnel."

Du côté des proches de la victime, c’est l’émoi. "Nous sommes doublement choqués", témoigne une nièce d’Alain Dechamps. "D’abord, parce que jamais nous n’aurions pu imaginer que mon oncle se retrouve embarqué dans une telle histoire. Ce n’était pas son genre. Ensuite, parce que les auteurs ont été très rapidement relâchés. Nous ne sommes pas encore au courant de toutes les circonstances mais nous sommes assez étonnés par la tournure des événements."

D’après nos informations , la bagarre aurait été déclenchée pour une peccadille. Si les premiers témoignages laissaient penser qu’Alain Dechamps avait été volontairement écrasé par un des belligérants, l’enquête a plutôt penché pour un mouvement de panique de la jeune conductrice.

Ironie du sort, Alain Dechamps est décédé juste devant un hôpital. Bien qu’il ne soit pas mort sur le coup, les secours n’ont pu intervenir assez rapidement pour tenter de sauver le malheureux quadragénaire.

Le sort de la jeune conductrice est maintenant entre les mains du tribunal de police. Il sera amené à la juger pour sa conduite dangereuse.