Faits divers Après dix-huit cures, Nathalie Braun a mis un terme à son alcoolisme.

Un Belge sur dix a une consommation problématique d’alcool. La dépendance s’installe insidieusement, progressivement. Jusqu’à faire en sorte que la personne alcoolique ne puisse plus arrêter et doive ingurgiter des boissons alcoolisées pour se sentir mieux. "Les décès liés à l’alcool représentent 5 % des décès prématurés chez les femmes et 7 % chez les hommes, soit, en moyenne, 140 décès par an chez les femmes et 350 chez les hommes", indique le Plan Prévention Santé 2030 présenté par Maxime Prevot.

Bon nombre de Belges, dépendants ou ayant une consommation jugée problématique, essaient de s’en sortir, avec plus ou moins de succès, en suivant des cures ou en participant à des réunions de parole et de soutien, de type Alcooliques Anonymes.

Nathalie Braun, 45 ans , fait partie des alcolo-dépendants qui s’en sont sortis. "Fin septembre 2017, je célébrerai quatre ans d’abstinence totale et un peu plus de trois ans de sortie du centre qui m’a sauvé la vie", dit-elle.

Elle a choisi de parler de son parcours et de son combat pour pousser d’autres personnes à sortir du tabou et à trouver une aide extérieure. Il faut, dit-elle, "oser demander de l’aide, sortir de la honte. C’est difficile, certes, mais c’est possible à condition d’être bien accompagné par les bonnes personnes, les bons professionnels, ne pas hésiter à changer si une ou l’autre thérapie ou thérapeute ne nous convient pas…"

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