Faits divers Roland Baudoux a tué son épouse en lui tirant dessus à 4 reprises

BRUXELLES La cour d'assises de Bruxelles-Capitale ouvrira lundi le procès de Roland Baudoux, un publicitaire de 59 ans, accusé du meurtre de son ex-épouse, Nathalie Castel, 32 ans.

Les faits remontent au 24 septembre 1999. Tôt dans la matinée, vers 5h 30, la police de Rhode-Saint-Genèse est avertie par la gendarmerie française qu'un ressortissant belge, soupçonné d'avoir tué son épouse, pourrait tenter de contacter sa famille, résidant à Bruxelles. L'homicide a eu lieu au domicile des époux, situé à Wattrelos, bourgade française proche de la frontière franco-belge. Après les faits, le suspect, Roland Baudoux, a fui en Belgique avec sa fille de 7 ans, Faustine.

L'homme prend effectivement contact avec ses deux enfants, issus d'un premier mariage, et leur fixe rendez-vous au Quick de Drogenbos pour leur confier la garde de leur demi-soeur. Le piège se referme. Au lieu dit, vers 12 h 30, les policiers interceptent Roland Baudoux sans que celui-ci ne manifeste la moindre résistance.

D'emblée, l'accusé explique avoir blessé sa femme par balles et exprime son désir de se rendre à la police. Apprenant la mort de sa moitié, il tente de justifier son acte irréparable en décrivant sa vie de couple émaillée de violentes disputes, les retours de plus en plus tardifs de sa femme et le fait qu'elle lui manquait de respect...

Selon ses aveux, quelques heures avant les faits, Baudoux téléphone à Nathalie Castel. La conversation dégénère: l'homme est à bout de nerfs! Après avoir couché sa fille, il va chercher sa carabine à canon scié, dissimulée au-dessus de la porte du garage. Il dépose l'arme sur la table et s'enivre de vin et de saké. De longues heures, il rumine: `si elle se fout de moi, je tire!´...

Vers 3 h 30 du matin, Nathalie Castel rentre à son domicile. Baudoux l'interpelle, elle lui rit au nez! Fou de rage, l'accusé se saisit de son arme et fait feu. Blessée, Nathalie s'enfuit à l'extérieur en hurlant au secours. Mais Baudoux la poursuit: il tire encore à deux reprises. La dernière balle atteindra la victime à la gorge alors que celle-ci est déjà mourante sur le trottoir...

Si l'accusé a pris la fuite, selon lui, c'est pour éviter que Faustine ne soit impliquée et ne voit le cadavre de sa mère. En aveux, Baudoux tient néanmoins des propos contradictoires et dit ne plus se souvenir entièrement du déroulé de son geste meurtrier. Selon l'enquête, la victime n'entretenait pas de relation adultère, mais était résolue à quitter définitivement l'accusé...