Faits divers Pas assez de similitudes avec les faits flamands pour une enquête fédérale

Voici quelques jours, un avis de recherche était lancé concernant l’attaque à l’explosif, commise le vendredi 15 juin dernier vers 2 h 15 à l’ING de Seneffe. Tout témoin était appelé à se manifester au numéro de téléphone gratuit 0800 30 300.

Deux individus, encagoulés et vêtus de sombre, avaient pénétré dans l’agence ING située avenue de la Motte Baraffe. Ils avaient voulu dérober le contenu des distributeurs automatiques de billets mais ils n’y étaient pas parvenus.

Pour ce faire , ils avaient provoqué un incendie à l’intérieur de la partie self-banking.

Ils avaient, ensuite, pris la fuite.

Très vite, le lien avait été établi avec des faits commis aux Pays-Bas, en Allemagne mais également en Flandre puisque quelques jours avant, quatre banques flamandes avaient été la cible d’une telle attaque.

En outre, une dizaine de jours plus tard, c’était dans la région de Mons, plus précisément à Hyon qu’un guichet Bancontact était braqué à l’explosif dans la nuit. Là également, les faits s’étaient déroulés aux alentours de 2h du matin. L’attaque de la banque avait été menée par trois personnes. Une enquête de voisinage avait permis d’entendre deux témoins.

Pour les faits perpétrés à Seneffe, les enquêteurs ont, finalement, trouvé des différences avec la bande qui opérait en Flandre. C’est pourquoi le dossier n’a pas été traité par le parquet fédéral.

"Le dossier de Seneffe est resté chez nous, au parquet de Charleroi, car nous n’avons pas constaté suffisamment de similitudes avec les attaques perpétrées en Flandre pour joindre les dossiers", souligne Vincent Fiasse, Procureur du Roi de division.

La manière de faire exploser le distributeur de billets est la principale différence relevée par les enquêteurs. " Le modus operandi n’était pas le même qu’en Flandre. La violence était toutefois tout aussi intense", poursuit le procureur de Roi de division qui n’en dira pas plus sur la manière dont les auteurs des faits seneffois ont procédé pour incendier le distributeur.

Une autre bande aurait donc copié celle qui a opéré en région flamande. Si des interpellations avaient été effectuées à Lommel dans le cadre de ce type d’attaques, Vincent Fiasse nous a précisé qu’aucune ne l’avait été pour les faits seneffois. "C’est d’ailleurs pour cela que nous avons lancé un avis de recherche. Le but est de trouver de nouveaux éléments pour diriger notre enquête."