Faits divers

Le fonctionnaire de police n'avait pas transmis une information capitale dans cette affaire.

Se basant sur l'article 44.11 de la loi sur la fonction de police, le parquet de Bruxelles a décidé de poursuivre devant le tribunal correctionnel un policier qui n'aurait pas transmis une information sur une arme ayant pu être utilisée lors de l'attentat au Musée Juif, indique-t-il mardi, confirmant une information de la VRT. L'agent risque une peine de prison de un à six mois ou/et une amende de 156 à 3.000 euros. Juste après la diffusion des images sur lesquelles l'auteur est vu en train d'extraire d'un des sacs une kalachnikov à crosse repliable, un policier expérimenté travaillant au service des indicateurs de la police judiciaire fédérale de Bruxelles a reçu un tuyau d'un informateur déclarant reconnaître la kalachnikov comme une arme écoulée récemment dans le milieu.

Son supérieur (un commissaire), présent à la divulgation de cette information, lui a demandé de rédiger immédiatement un rapport confidentiel pour avertir aussi vite que possible la cellule antiterroriste de la police judiciaire fédérale.

Le directeur de la police fédérale a finalement informé le procureur du Roi d'un manquement. Le parquet de Bruxelles a dès lors, en août dernier, ouvert une information pénale.

Les informations ont également été intégrées dans une instruction en cours sur l'achat et vente d'armes. Elles ont par ailleurs été immédiatement transmises au parquet fédéral en charge de l'enquête sur l'attentat au Musée Juif.

Dans l'attente des résultats de l'enquête, des mesures internes ont été prises à la police fédérale. L'enquêteur a été déplacé dans un autre service tandis que le directeur du Service des indicateurs de la police judiciaire fédérale de Bruxelles ainsi que son adjoint se sont vu retirer certaines compétences.