Faits divers Depuis que ce sticker est sur sa porte, Raymond Sperandieu n’a plus été braqué

L’affiche d’un commerçant a fait du bruit la semaine passée et déclenché une certaine polémique. Raymond Sperandieu, bijoutier horloger dans la commune bruxelloise de Saint-Gilles, affichait cet autocollant sur la porte d’entrée de son commerce : "Tu braques, je tire". Sur le sticker, la photo d’un Smith et Wesson à canon long tirée du film Le Professionnel avec Belmondo précisait clairement les intentions du bijoutier de la chaussée de Charleroi, victime dans sa carrière de deux hold-up à main armée.

Le jour même, le parquet du procureur du Roi réagissait et chargeait deux inspecteurs de faire retirer l’autocollant. "J’étais fort surpris, commente Raymond Sperandieu, vu que le sticker se trouvait sur la porte depuis 2008. Pendant neuf ans, des dizaines d’agents de quartier l’ont forcément vu sans y trouver un problème". Il poursuit : "Il est vrai que tous les jours, je voyais des passants photographier la vitrine. Je n’ai d’ailleurs jamais eu de réactions négatives".

Comment le bijoutier allait-il accepter l’interdiction du parquet ? "Les policiers m’ont dit qu’en réalité, ce n’est pas le 357 Magnum qui pose problème, mais le texte ‘Tu braques, je tire’ qui l’accompagne. Selon eux, je pouvais mettre sur ma porte le texte que je voulais, mais pas celui-là. Ainsi j’étais autorisé à mettre par exemple : ‘Chien méchant’ , même accompagné de la représentation d’un 357 Magnum."

Les inspecteurs ont retiré l’autocollant en précisant au commerçant qu’il "serait convoqué ultérieurement pour audition".

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