Faits divers

Selon la nouvelle ASBL Alias, ils seraient 500 à se prostituer à Bruxelles

BRUXELLES On estime à 500 le nombre d'hommes qui se prostituent à Bruxelles. Sur base du dernier rapport de l'ASBL Adzon, ces hommes sont majoritairement de jeunes adultes. 41 % de ceux rencontrés par le personnel de l'ASBL sont d'origine maghrébine, une grande partie (40 %) sont originaires d'Europe de l'Est et principalement de Bulgarie. Enfin, 14 % des jeunes rencontrés étaient belges.

"Il n'y a pas un profil mais bien des parcours de vie multiples de ces jeunes qui se prostituent. Certains le font pour des raisons économiques. C'est là un moyen de récolter non pas facilement, mais rapidement de l'argent. Ceux-là ne sont pas forcément homosexuels mais vendent leur corps, souvent pour aider leur famille restée au pays. D'autres sont homosexuels et trouvent dans la prostitution une raison pour justifier justement cette homosexualité. D'autres ont atterri à la rue de par leur parcours, le milieu précaire d'où ils viennent,...", nous précise la psychologue, Myriam Monheim.

Autant de jeunes pour qui les structures d'aide adaptée se font rares. Et même inexistantes depuis des mois, à Bruxelles précisément. La seule association, l'ASBL Adzon, qui leur offrait un suivi, a disparu fin 2008.

Ses anciens membres se sont toutefois battus pour recréer une nouvelle structure similaire dans la capitale. "Nous venons, il y a deux jours, de fonder l'ASBL bilingue Alias. À présent, il va falloir démarcher auprès des politiques pour obtenir des subsides afin que l'ASBL puisse fonctionner, ce qui ne va pas être tâche aisée, loin de là."

Dans l'attente, la psychologue et trois membres d'autres associations ont uni leurs forces pour assurer une "miniprésence" en rue. "On ne peut pas leur assurer un suivi psycho-médico-social. Alors, on se limite à distribuer des capotes et du gel dès qu'on peut."



Nawal Bensalem

renseignements

Plus d'infos sur Alias sur le site maleprost.babeleer.net.



© La Dernière Heure 2009