Faits divers

La 4e chambre civile du tribunal de première instance de Liège a acquitté une seconde fois Bernard Wesphael dans le procès civil intenté au départ par Victor, le fils de Véronique Pirotton, et son père, Konstantinos Tzermias. L’homme estimait que Bernard Wesphael était responsable civilement du dommage causé par la mort de Véronique Pirotton. Le tribunal a également condamné la partie civile à une indemnité de procédure. La partie civile a la possibilité d’aller en appel de cette décision.

Auparavant, Bernard Wesphael avait été acquitté par la cour d'assises du Hainaut du meurtre de son épouse, mais la partie civile souhaite obtenir des réponses quant aux "éléments troublants" mentionnés dans l'arrêt d'acquittement.

"J'ai l'impression qu'on est dans un logique d'acharnement pure", dénonçait Bernard Wesphael à l'ouverture de ce procès. "La partie civile veut recommencer en une matinée un procès qui a pris trois ans d'instruction, trois semaines de cour d'assises et qui a abouti à un acquittement."

"La cour d'assises a déjà fait son travail, il faudrait que la famille le comprenne", concluait-il.

Bernard Wesphael: "C'est une immense satisfaction"

"C'est une immense satisfaction", a réagi mardi matin Bernard Wesphael, à l'issue du jugement rendu par la chambre civile du tribunal de première instance de Liège. Le tribunal a tranché en sa faveur, jugeant irrecevable la procédure intentée par Konstantinos Tzermias, l'ex-mari de Véronique Pirotton, et son fils Victor. M. Tzermias est condamné à verser 1 euro à titre symbolique à Bernard Wesphael, pour procédure abusive et vexatoire. "Cela faisait des mois que j'étais sous le feu des critiques de la partie civile et il y avait plus qu'une forme d'acharnement à mon égard", a poursuivi l'ex-député wallon. "C'est un soulagement pour moi, pour ma famille et pour tous ceux qui m'ont soutenu. (...) C'était un long combat. Maintenant, j'espère que les débats sont clos définitivement."

"Je pense aujourd'hui que si quelqu'un avait encore le moindre doute sur le fait que je suis un homme innocent, il ne devrait plus en rester pour personne", a-t-il encore ajouté, faisant également part de son envie de "recréer du lien" avec la famille Pirotton et Victor.

Me Séverine Solfrini, qui représente le fils de Véronique Pirotton, a tenu à réagir quant aux intentions de Bernard Wesphael de renouer le contact. "Je pense que, par l'action qu'on a introduite, Victor a clairement fait part de ses opinions sur la culpabilité de Bernard Wesphael. Il le considère comme responsable. Dans ces conditions-là, je doute que Victor ait envie de le rencontrer..." L'avocate envisagera par ailleurs avec ses clients la possibilité d'aller en appel de la décision du tribunal.

Véronique Pirotton avait été retrouvée morte dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2013 dans la chambre d'hôtel qu'elle occupait avec son mari, Bernard Wesphael. Ce dernier a été acquitté le 6 octobre 2016 par la cour d'assises du Hainaut du meurtre de son épouse.