Bijoutier tué: une 2e arrestation

Gilbert Dupont Publié le - Mis à jour le

Faits divers

Un Roumain a été arrêté aux Pays-Bas un an après le meurtre de la rue du Midi

BRUXELLES Un auteur présumé est arrêté et actuellement détenu aux Pays-Bas dans l’enquête sur le meurtre commis en juillet 2010, en plein centre-ville de Bruxelles, d’un bijoutier de 60 ans.

Il s’agit d’un Roumain, à l’instar d’un premier auteur présumé dont nous avions révélé l’arrestation en janvier dernier et qui, entre-temps extradé de Roumanie par la Belgique, est détenu à la prison de Forest et sur la voie des aveux.

Le second auteur présumé du meurtre du bijoutier de la rue du Midi a été arrêté à Amsterdam, il est âgé de 40 ans et était déjà connu d’Interpol dans plusieurs dossiers de vols avec violence.

Selon nos infos toujours, Dan D. est déjà défendu par un des plus prestigieux cabinets d’avocats d’Amsterdam. Dan D. a été arrêté aux Pays-Bas et est en attente d’extradition dans le cadre d’un mandat d’arrêt international délivré par le juge d’instruction de Bruxelles, du chef de meurtre en vue de faciliter le vol.

Comme Georgita L., arrêté en janvier, il encourt la peine d’emprisonnement à perpétuité.

Hier, la substitute, Mme Inge Vanwymeersch, porte-parole, a dû se refuser à tout commentaire.

Il y a un an, quasi jour pour jour, le meurtre dans sa bijouterie de M. Dominique Legros avait provoqué l’effroi et alimenté les discours sur le peu de sécurité en ville.

Le 25 juillet 2010, le corps sans vie de M. Dominique Legros était trouvé dans la bijouterie Aprilis qu’il exploitait seul depuis plusieurs années au numéro 29 de la rue du Midi, non loin du commissariat central de la ville de Bruxelles, à deux pas de la Grand-Place.

Les faits avaient dû se produire entre 10 h 15 et 11 h 20. Il est exact que ce commerce d’achat et vente d’or et bijoux était peu sécurisé. Mais quelle audace pour autant, en plein jour et à moins de cent mètres du plus important commissariat du pays.

Un voisin avait fait la découverte. M. Dominique Legros gisait face contre terre, bâillonné, les poignets et les chevilles entravés par du ruban adhésif, une plaie ouverte à la tête. Il était mort sous les coups, probablement aussi asphyxié. On avait parlé de la présence d’une barre de fer. L’importance du butin n’a jamais été communiquée.

Au départ d’éléments fragiles, en l’absence de caméras et de témoins directs et alors que tout indiquait que les auteurs fuiraient à l’étranger, l’enquête s’annonçait difficile.

Pour ces raisons, ce bilan de deux arrestations au bout d’un an est un résultat remarquable de la police judiciaire fédérale belge et de la section criminelle de la PJF de Bruxelles.



© La Dernière Heure 2011
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