Faits divers Junior Nzita, activiste congolais, gardera un très mauvais souvenir de son passage à Bruxelles...

La mésaventure qu’à connue Junior Nzita lors de son passage à l’aéroport de Zaventem a de quoi étonner.

Âgé de 32 ans, M. Nzita est un ancien enfant soldat congolais; il préside l’ONG Paix pour l’enfance en RDC et participe à la campagne des Nations unies #Enfants Pas Soldats.

Et alors qu’il était attendu par une délégation de l’ONU et du gouvernement helvétique à Genève dans le cadre d’une conférence, la police de l’immigration de l’aéroport à décidé de pousser le contrôle d’identité un peu loin. Résultat, l’ambassadeur bénévole de l’ONU s’est retrouvé deux jours au Centre fermé Caricole à Steenokkerzeel.

Comment expliquer cette bourde de la police belge ? "Lors de son dernier séjour en territoire Schengen, il serait resté plus de 90 jours. Si ces fonctionnaires n’avaient pas succombé à la phobie de l’étranger illégal, ils auraient appris qu’une erreur de date est à l’origine de ce prétendu problème. Nzita n’est pas arrivé en Belgique le 2 octobre 2015 mais le 2 novembre 2015. Cette erreur de chiffre a été rectifiée à l’Ambassade de Belgique à Kinshasa", précise l’association Coordination contre les Rafles, les Expulsions et pour la Régularisation (CRER), qui dénonce cette situation.

Finalement, l’erreur a été réglée par une avocate et M. Nzita a été libéré ce lundi. "Sans excuse. Sans dédommagement".

Mais ce "petit" contretemps, a été lourd de conséquences. "Junior Nzita a raté son vol sur Genève financé par des Suisses et ses premiers rendez-vous et, mis à part le traumatisme de cet emprisonnement arbitraire, il est profondément scandalisé et affecté par sa détention injustifiée", ajoute le CRER.

L’Office des étrangers a admis avoir "peut-être été un peu vite".

M. Nzita est, quant à lui, resté injoignable hier. Il a toutefois réussi à rejoindre la Suisse après cette mésaventure.