Faits divers

La chambre criminelle du tribunal correctionnel de Tournai procédera, le mercredi 14 juin prochain à 14h00, à l'audition du médecin légiste afin de voir si la tentative de meurtre pourrait être retenue contre la maman et le beau-père du petit Bryan, enfant âgé de deux ans torturé à Mouscron entre décembre 2012 et juillet 2013.

La question est de savoir si le petit garçon a été projeté au sol de manière volontaire ou non. La chambre du conseil de Tournai avait renvoyé la maman, Gaëlle Verhamme, et le beau-père du gamin, Miguel D'Hondt, devant le tribunal pour répondre de deux préventions: coups et blessures et traitement inhumain avec plusieurs circonstances aggravantes (victime mineure, torture infligée par sa mère et son beau-père, et incapacité permanente). Les séquelles physiques et neurologiques sont irréversibles.

La grand-mère de Brayan et deux hommes proches de la famille seront aussi poursuivis pour non-assistance à personne en danger, ce qu'ils contestent.

Jeudi, le président du tribunal, Renaud Moulart, a souhaité convoquer le médecin légiste devant le tribunal le mercredi 14 juin prochain à 14h. Le juge a constaté que le médecin avait écrit dans son rapport, après la reconstitution, que l'enfant avait été projeté au sol et il souhaite savoir si c'est volontaire ou non. Dans le premier cas, une tentative de meurtre pourrait être retenue contre les deux premiers prévenus.

Le juge souhaite aussi obtenir plus d'informations au sujet du sexe nécrosé de l'enfant afin de pouvoir retenir l'incapacité permanente ou pas suite aux coups reçus.

Après cette audition, un calendrier sera établi afin de permettre aux parties de déposer des conclusions avant le procès d'assises qui a été correctionnalisé. On ignore pour l'instant si d'autres témoins seront entendus dans la cadre de cette affaire qui a fait couler beaucoup d'encre. Une marche blanche avait même été organisée à Mouscron.

Le 18 juillet 2013, Gaëlle Verhamme s'était présentée avec son fils aux urgences à Mouscron. Le corps du bambin était couvert de traces de coups et de brûlures. Une instruction avait été ouverte, la mère et le beau-père du gamin avaient été placés sous mandat d'arrêt. Ils ont été libérés depuis.

La défense de Gaëlle Verhamme a annoncé qu'elle contestait la prévention de coups et la circonstance aggravante de torture. Seule la prévention de non-assistance à personne en danger est avouée.

La défense de Miguel D'Hondt conteste la circonstance aggravante de torture.