Faits divers DJ Ali Karimi a été condamné à 20 mois de prison pour trafic d’armes.

Son nom figure d’ordinaire sur les affiches des soirées bruxelloises. Cette fois-ci, il était inscrit au rôle de la 47e chambre correctionnelle de Bruxelles, dédiée aux faits de grand banditisme.

Ali Khaksari, connu sous le nom de DJ Ali Karimi, a été condamné la semaine dernière à une peine de 20 mois de prison avec sursis, pour trafic d’armes. Cet habitant de Woluwé-Saint-Lambert, âgé de 25 ans, se produit régulièrement comme tête d’affiche de soirées payantes.

Ce dossier, qui concerne principalement deux frères, était parti suite à une information policière faisant état d’un trafic d’armes, géré depuis un bar à chicha de la chaussée de Louvain, à Schaerbeek. Les écoutes téléphoniques réalisées à partir du GSM du patron du bar, Ninos H., ont permis de démontrer qu’il était question de ventes de 47. Soit, selon les enquêteurs, des AK 47, ou fusils Kalachnikov. Le frère de Ninos H., Raby, était chargé des rendez-vous et du transport des armes.

Dans cette affaire, DJ Ali est impliqué pour avoir acheté 17 cartouches de fusil de guerre et une cartouche de 9 mm.

Fin 2015, le DJ est interpellé et placé sous mandat. Pas effrayé, il se fait vite remarquer en prison… en signant des autographes. Et lorsqu’il comparaît en chambre du conseil, il s’amuse à imiter le Moonwalk de Michaël Jackson pour faire sourire les agents de sécurité. Défendu par Me Yannick De Vlaeminck, il a fini par être libéré.

Lors du procès , il a nié les faits, affirmant qu’il ne souhaitait avoir chez lui que des "répliques d’armes", afin de "jouer au bandito". Ses derniers mots, à la fin du procès, ont été ponctués d’un dab, ce signe de danse bien connu des jeunes générations, qui consiste à masquer son visage dans le creux du coude, le bras opposé tendu vers l’arrière. Un signe popularisé par le footballeur français Paul Pogba, Hillary Clinton ou Rihanna. Bref, un personnage.

Selon le tribunal, le DJ "tente de minimiser son rôle et prétend qu’il s’est limité à vouloir acheter une arme et décorer sa chambre en exposant des munitions. Contrairement à ce qu’il affirme, ses activités lucratives de DJ à succès n’excluent pas qu’il puisse être intéressé par quelques transactions portant sur des armes, le milieu de la nuit, criminogène par nature, semblant justifier à ses yeux les libertés prises avec la loi pénale", précisent les magistrats dans leur jugement, qui l’ont condamné à 20 mois de prison avec sursis.

Il devra payer une amende de 30.000€, comme les trois autres protagonistes du dossier, qui écopent de peines allant jusqu’à 5 ans de prison avec sursis. Cette lourde amende pourra être remplacée par une courte peine de prison avec sursis.