Faits divers Son compagnon de 77 ans fut retrouvé pendu à la rampe d’escaliers du 1er étage.

Une retraitée uccloise de 74 ans comparaîtra pour homicide volontaire le 21 novembre devant la chambre du conseil de Bruxelles. Le parquet souhaite son renvoi en raison du meurtre présumé de son compagnon qu’elle est suspectée d’avoir commis seule il y a cinq ans en le maquillant en suicide.

Le parquet de Bruxelles a ouvert il y a un certain temps déjà une instruction concernant la mort en 2012 du compagnon de Germaine Q., un décès d’abord présenté comme un suicide par pendaison.

Porte-parole du parquet, Ine Van Wijmersch confirme la date de comparution de la septuagénaire. L’avocate de celle-ci, la pénaliste Carine Couquelet, si elle s’est refusée à tout commentaire, indique que sa cliente nie les faits dont la justice la soupçonne. Arrêtée en janvier 2016, Germaine avait été libérée sous conditions au bout de six semaines.

Veuve en 1999 d’un mari chef d’entreprise, Germaine Q., qui habite une maison de maître en face du parc de Forest, avait lié une relation avec cet homme plus âgé dont le corps sans vie fut retrouvé pendu aux barreaux de la rampe d’escaliers.

Jean avait 77 ans. Bien que tout fasse penser à un suicide, d’autant que la victime était dépressive et alcoolique, le médecin refusa le permis d’inhumer.

Selon le légiste, des traces suspectes sur la face du cou avec hémorragies internes indiquaient l’intervention d’un tiers sans que l’on puisse privilégier la mort par asphyxie ou par strangulation.

Ayant déclaré qu’elle se trouvait seule à la maison, Germaine devenait la principale et jusqu’à ce jour, unique suspecte.

Mais comment cette petite retraitée fluette aurait-elle procédé quand les voisins se souviennent que Jean devait bien peser 100 kilos ? La septuagénaire nie et affirme qu’elle se trouvait au rez-de-chaussée quand le drame a eu lieu. Montant à son tour à l’étage, elle aurait trouvé la victime pendue à hauteur du palier du premier.

La dame fut placée sous mandat d’arrêt trois ans après les faits, apparemment sur la foi d’expertises tardives, et assez vite libérée. L’instruction est à présent terminée, confirme le parquet, et la retraitée comparaîtra, libre, devant la chambre du conseil où le parquet requerra son renvoi devant le tribunal correctionnel.

Gilbert Dupont