Faits divers C’est dans l’ancien cabanon de daims du parc de la Héronnière qu’il avait emmené deux femmes et avait abusé d’elles.

La cabane, théâtre des faits, détruite en juin dernier, et aujourd’hui le coupable condamné : les victimes et les habitants du quartier de la place Keym vont pouvoir tenter de tourner la page.

Lundi, le tribunal correctionnel de Bruxelles a prononcé une peine de 10 ans de prison à l’encontre d’un SDF de 53 ans, surnommé Marco, qui, en 2017, avait violé deux femmes dans une cabane où il s’était établi, située dans le parc de la Héronnière, non loin de la place Keym à Watermael-Boitsfort. Marco était bien connu dans ce quartier qu’il fréquentait chaque jour. Des habitants l’avaient même soutenu lorsque, à l’automne 2017, Bruxelles Environnement avait annoncé que la cabane du parc de la Héronnière, qui servait auparavant d’abri à un daim, allait être détruite. Une pétition avait été lancée pour que Marco puisse continuer à vivre dans ce baraquement en bois. Elle avait été signée par de nombreux Boitsfortois. 

Mais peu après, en décembre 2017, ce ne sont pas des grues de démolition qui sont arrivées sur les lieux mais des policiers. La cabane n’a pas été détruite (du moins pas à ce moment-là), non… Mais placée sous scellés ! La police venait de recevoir une plainte pour viol contre l’habitant du lieu. Une femme disait y avoir été abusée sexuellement par le dénommé Marco, qu’elle avait rencontré au cours d’une soirée dans un café du quartier de la place Keym.

© GUILLAUME JC

L’enquête avait ensuite révélé que l’homme était suspecté d’un autre fait de mœurs, commis celui-là en février 2017, dans les mêmes conditions.

Bien que le prévenu niait tout, le tribunal a estimé les faits établis et s’est montré inflexible compte tenu de la gravité des faits. Outre une peine de 10 ans de prison, il a prononcé une interdiction d’exercer ses droits civils et politiques pour une durée de 10 ans. Le tribunal a également accordé des dommages et intérêts, à titre provisionnel, de 10.000 euros à l’une des victimes, et de 25.000 euros à la seconde qui, également, a subi de graves mutilations.

L’avocat de la défense, que La DH a contacté, a affirmé que son client souhaitait faire appel de la décision. Quant à la cabane, Bruxelles Environnement a procédé à sa destruction en juin dernier, après la clôture de l’instruction judiciaire. Le projet est désormais d’y aménager une plaine de jeux.