Faits divers Une note interne les rappelle à l'ordre. Seules les missions très urgentes leur permettent la dispense

BRUXELLES Ces derniers temps, les campagnes de sécurité routière se sont multipliées afin d'attirer l'attention du public sur la vitesse excessive ou le port de la ceinture. Ce dernier même s'il est, semble-t-il, rentré dans les moeurs est encore trop souvent responsable de blessures graves voire de décès lors d'accidents de la circulation. Les campagnes préventives ont leur effet mais cela ne suffit pas.

Pas tolérable

Or, s'il est bien une chose qui est contre-productive en la matière, c'est de voir ceux qui sont censés donner l'exemple ne pas porter la ceinture lorsqu'ils sont en patrouille. Cet état de fait n'est pas tolérable et Herman Bliki, le directeur général de la police administrative le fait savoir en émettant une note permanente à l'attention de ses hommes.

Celui-ci relève dans sa note la discordance entre une politique de plus grande sévérité routière et le non-port de la ceinture par les policiers. Il rappelle à ces hommes que la loi de 1975 oblige le conducteur et les passagers d'un véhicule à porter la ceinture de sécurité.

Exemption

Même si la loi fait mention d'exceptions à cette règle (femme enceinte, conducteur de moins d'1 m 50, marche arrière...), elle indique que les conducteurs et passagers de véhicules prioritaires sont dispensés «lorsque la nature de leur mission le justifie».

Autrement dit, l'exemption du port de la ceinture de sécurité par le personnel opérationnel de la police ne vaut que dans des circonstances très spécifiques. Mais Herman Bliki va plus loin dans sa note en ajoutant que «il est évident que le fait d'être assis dans un véhicule de police ne suffit absolument pas à ne pas porter la ceinture!»

La règle consiste donc, selon Bliki, à «l'obligation pour tous les membres du personnel de la police intégrée de porter la ceinture de sécurité. Cette règle vaut principalement aussi lors de situations urgentes». A bon entendeur.

© La Dernière Heure 2005