Faits divers Huit personnes pincées après 21 perquisitions pour trafic de stups et jeux clandestins.

Plusieurs rues de la région de Charleroi étaient en état de siège, ce jeudi matin. Dès l’aube, 80 policiers, dont une bonne partie issus des forces spéciales, ont mené une vague de perquisitions dans un dossier de trafic de drogue et de jeux clandestins. Au total, 21 lieux ont été visités à Marchienne-au-Pont, Marcinelle, Jumet, Gilly, Couillet, ainsi qu’à Couvin, dans la région namuroise. Plusieurs véhicules ont également été fouillés.

Depuis juin dernier, la PJF de Charleroi enquête sur une série de suspects soupçonnés de participer à un trafic de produits stupéfiants, tels que la cocaïne, le cannabis et le crack. Mais ces individus, issus en partie du milieu turc et déjà bien connus de la Justice, avaient visiblement d’autres cordes à leur arc.

Le parquet de Charleroi les soupçonne en effet d’avoir organisé des parties clandestines de poker et de rami à l’arrière de certains établissements. À ce titre, le restaurant Bar Haut, installé juste devant l’entrée du palais de Justice de Charleroi, a été mis sous scellés. On ignore si celui-ci servait de repaire aux joueurs clandestins ou s’il a servi au blanchiment d’argent. Le patron, déjà impliqué dans un recel de diamants à Anvers il y a quelques mois, fait en tout cas partie des suspects, de même que son frère. Il serait en outre impliqué dans un deuxième dossier, diligenté cette fois par le parquet anversois pour une série de cambriolages dans la région flamande. Le restaurateur a d’ailleurs été emmené par la police judiciaire de Malines qui s’est jointe aux perquisitions. Il serait donc le maillon reliant les deux affaires.

Au total , huit individus, issus en partie du milieu turc, ont été privés de liberté et entendus par les enquêteurs. Deux d’entre eux ont été immédiatement relaxés tandis que les autres ont été présentés au juge d’instruction en vue d’un placement sous mandat d’arrêt. On apprend également qu’au cours des perquisitions, 250 plants de cannabis et tout le matériel nécessaire à la culture ont été découverts. Bref, un joli coup de filet dans les milieux polycriminels de Charleroi.