Faits divers Trois ans requis contre Francesko qui avait blessé sérieusement deux policiers.

13 août 2015. Deux policiers en patrouille repèrent une Mercedes suspecte dans le centre de Charleroi. Elle porte des plaques volées et lorsqu’ils demandent au conducteur de se ranger, ce dernier obtempère… puis prend la fuite vers l’autoroute. S’engage alors une course-poursuite à 190 km/h.

Francesko, le chauffard, a des raisons de s’enfuir : il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international pour vol avec violence. Malgré la présence de sa fille de 8 ans sur la banquette arrière, il slalome entre les voitures mais se retrouve coincé par des embouteillages sur l’E42, à Chapelle-lez-Herlaimont.

Les policiers en profitent et s’approchent, lui demandant de se rendre. Mais le chauffard tente de se dégager en marche arrière. Il percute les deux inspecteurs et les blesse. Ils ripostent en tirant des coups de feu et atteignent Francesko à trois reprises. Par chance, sa petite fille est indemne.

Poursuivi devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour entrave méchante à la circulation, rébellion et coups et blessures sur les deux policiers, le prévenu risque gros.

D’une part, l’un des policiers a conservé des séquelles permanentes au genou, ce qui risque de coûter très cher à Francesko.

D’autre part, le parquet requiert trois ans de prison ferme qui s’ajouteraient aux huit ans déjà prononcés par le tribunal de Mons. "Ces huit ans de prison, c’est l’affaire à laquelle il voulait échapper", a plaidé son avocat, Me Puccini qui sollicite l’absorption. "On ne peut nier l’entrave à la circulation et la rébellion. Mais les coups étaient involontaires. Il voulait fuir, pas blesser les policiers. Pour ceci, je plaide l’acquittement."

Jugement le 14 novembre.