Faits divers Ils écopent de 10 et 18 ans de prison ferme, avec mise à disposition du TAP.

Rarement le tribunal correctionnel de Charleroi avait évoqué une affaire aussi ignoble.

Guy W. et son ex-compagne, Sandrine D., étaient en effet poursuivis pour des faits abjects de pédophilie dont les principales victimes étaient leurs enfants respectifs.

Des bambins qu’ils n’ont pas hésité à violer à de nombreuses reprises, en photographiant et en filmant ces scènes abjectes.

Ce sont quelques mots gribouillés par une petite fille de 9 ans sur un bout de papier qui ont attiré l’attention de sa mère. "Papa m’a photographiée toute nue. Il m’oblige à sucer son zizi et mon frère aussi."

En pleurs, la maman s’est rendue immédiatement à la police pour dénoncer son mari, avec qui elle habitait toujours à Sivry-Rance, mais dont elle faisait chambre à part vu les sodomies violentes qu’il lui imposait. Jamais toutefois, elle n’aurait imaginé qu’il se rabattrait sur ses enfants.

Car lors des perquisitions, les enquêteurs ont découvert une horrible collection de plusieurs dizaines de milliers de fichiers photos et vidéo mettant en scène Guy et une série de mineurs issus de son giron familial.

On y trouvait aussi Sandrine D., sa nouvelle compagne, qui n’a pas hésité à lui livrer ses enfants et à participer à ces ébats particulièrement révulsants. Au total, cinq victimes mineures ont été identifiées mais plusieurs majeures n’ont pas souhaité se constituer parties civiles à l’audience du tribunal correctionnel de Charleroi.

Poursuivi pour incitation à la débauche, viols et détention de matériel pédopornographique, Guy W. n’a pas souhaité comparaître, lui qui, au départ, niait tout en bloc, affirmant faire des photos artistiques avant d’accuser sa compagne de lui avoir livré ses filles.

Sandrine D, elle, ne s’est pas montrée très loquace, reconnaissant à tout le moins "être en partie coupable".

Véritable prédateur, Guy W. a aussi fait des dégâts en dehors du giron familial. Il avait ainsi rencontré une jeune fille de 11 ans à l’arrêt de bus et était parvenu à l’amadouer.

Amoureuse, l’ado a accepté d’envoyer des photos scabreuses, puis de l’embrasser avant de se faire déflorer dans le bois de Sivry, le jour de ses 16 ans.

En 2017, il lui a carrément fait signer un contrat de soumission : son corps devait lui appartenir totalement, elle devait s’installer chez lui, y vivre nue, se marier avec lui et lui faire des bébés qu’ils devaient élever… pour pouvoir en abuser !

Ce lundi, le tribunal a condamné Sandrine D. et Guy W. à 10 et 18 ans de prison, avec une mise à disposition du tribunal d’application des peines de 5 et 10 ans.

Le juge a notamment relevé le rapport d’expertise qui signale qu’un traitement n’aurait eu aucun effet thérapeutique. Au contraire, il aurait permis aux pervers de se perfectionner afin de récidiver…