Faits divers Le parquet requiert des peines entre 24 et 30 ans de prison pour l’assassinat du châtelain de Wingene.

Le parquet a requis vendredi midi devant le tribunal correctionnel de Bruges 30, 28, 26 et 24 ans de prison à l’encontre de respectivement André Gyselbrecht, Evert de Clercq, Pierre Serry et Franciscus Larmit.

Concernant André Gyselbrecht, soupçonné d’être le commanditaire de l’assassinat de son beau-fils Stijn Saelens, le parquet n’a relevé aucune circonstance atténuante. Devant les assises, le parquet aurait pu requérir la perpétuité, a-t-on souligné. Le médecin avait été qualifié, par un psychiatre demandé par sa défense, de personne ayant un grand ego, obsédé par son image. Il n’a jamais émis le moindre regret, a souligné le parquet.

Une peine de 28 ans de prison a été requise pour Evert de Clercq pour son rôle présumé d’intermédiaire dans la planification de l’assassinat. Le parquet ne lui a trouvé aucune circonstance atténuante, s’appuyant sur son absence de coopération avec la justice et sur son refus de participer à une évaluation psychiatrique.

Le parquet a aussi requis 26 ans de prison à l’encontre de Pierre Serry, prévenu d’avoir joué le rôle d’intermédiaire dans les faits. La pression mise par Gyselbrecht sur Serry a été retenue comme circonstance atténuante, bien que Serry "ait activement contribué à l’assassinat de Stijn Saelens".

Une peine de 24 ans a enfin été demandée pour Franciscus Roy Larmit, neveu de l’exécutant présumé Antonius van Bommel, aujourd’hui décédé. L’homme de Tilburg avait conduit son oncle au château le jour des faits, mais a toujours affirmé ne pas avoir su qu’ils s’y rendaient dans le but d’assassiner quelqu’un.

Dans sa plaidoirie , Me Johan Platteau, avocat d’André Gyselbrech, a soutenu que Stijn Saelens souffrait de problèmes mentaux, ou du moins de mégalomanie. Le conseil du beau-père de la victime a appuyé ses propos avec un courriel que Stijn Saelens avait envoyé quelques mois avant sa mort à deux oncles d’Elisabeth Gyselbrecht, dans lequel il se présente comme ingénieur civil (ce qu’il n’était pas, NdlR) qui lisait Kafka et des livres sur les théories quantiques et le marxisme.

Dans son réquisitoire, le ministère public avait soulevé que Stijn était un homme bon. "Eh bien moi, je vous dis : lisez ce mail et demandez-vous quel était l’état mental de Stijn."