Chiot acheté samedi, mort… dimanche

A. Ca. Publié le - Mis à jour le

Faits divers

Michel fulmine : il n’avait adopté la petite Tara , berger allemand, que depuis 28 heures

GREZ-DOICEAU Pénible mésaventure que celle vécue par Michel (prénom d’emprunt), 54 ans, originaire de Ciney. Pénible et limite choquante.

Détenteur d’un labrador décédé il y a peu, Michel et sa petite famille se mettent à la recherche d’un nouveau compagnon, “même si notre chienne restera irremplaçable”. Leur bonheur est rapidement déniché : un adorable chiot berger allemand – “j’en ai toujours voulu un” – trouvé sur Internet, via le site de l’éleveur commerçant Au coup de patte, dans le Brabant wallon.

“Nous avons téléphoné et sommes venus voir le chien. Elle nous sautait sur les genoux, avait l’air en bonne santé. Un peu petite pour un chiot de 12 semaines, mais rien d’alarmant, pensions-nous… Le Coup de patte nous a expliqué qu’elle devait encore recevoir quelques vaccins, et qu’il fallait attendre avant de pouvoir la prendre. On a donc versé 200 € d’acompte et attendu des nouvelles du magasin…”

Nous voici une semaine plus tard, samedi dernier. Tout heureux d’agrandir quelque peu la famille, Michel vient chercher sa chienne. 11 h 58, il règle les 395 € de solde ainsi qu’une centaine d’euros de croquettes, “pour qu’elle garde la même alimentation que là où elle résidait”. 28 heures chrono plus tard, la petite Tara décédera, sur la table du vétérinaire de Michel. “Un choc”, décrit l’homme.

“Même pas 500 mètres après avoir quitté l’établissement, elle vomissait. Arrivée à la maison, elle n’a cessé de régurgiter, d’être apeurée, amorphe. Elle refusait de manger et de boire.”

Dimanche première heure, l’épouse de Michel dépose Tara chez le vétérinaire de la famille. Il est 7 h. “Dans son rapport, notre véto a fait état d’un poids et d’une taille anormaux pour un chiot de 2 mois et demi. Il parle d’un état général très dépressif, de muscles atrophiés. Il l’a de suite placée sous perfusion et antibiotiques. L’après-midi, elle était partie…”

Aujourd’hui, c’est la frustration qui domine. “J’ai rappelé l’établissement, qui m’a remboursé sans rechigner, et pris en charge les 118 € de frais vétérinaires. La faute à pas de chance qu’on m’a dit. Mais la question n’est pas celle de l’argent. On parle d’être vivant ! Vous savez qu’on m’a proposé un autre chiot en échange ? Comme s’il s’agissait d’une machine à laver sous garantie…”

Le point qui ne fait pas décolérer Michel, c’est celui de la provenance de Tara. “Je suis d’un naturel optimiste, plutôt à faire confiance. Je n’ai donc pas vérifié où elle était née. On ne me l’a, non plus, pas signalé clairement à la vente. Ce n’est qu’après coup que je me suis rendu compte que son passeport était issu des pays de l’Est. Manifestement la Slovénie. Quand on sait les circonstances dans lesquelles certains trafics et importations d’animaux se font depuis ces pays, j’aurais dû y veiller plutôt deux fois qu’une… Moi, ce que je cherche, ce n’est ni à nuire à cet endroit ni à en faire la publicité : je veux juste alerter les parents à redoubler d’attention. Pour un petit enfant, perdre un chien quelques heures après l’avoir adopté, c’est horrible !”

© La Dernière Heure 2012

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