Faits divers Condamné à 21 ans de prison en mars dernier, Mohamed C. est déjà chez lui !

L’affaire avait fait grand bruit en 2015. Et pour cause, les circonstances du meurtre d’Abdelmajid Bouhamaza étaient particulièrement atroces. Le jeune homme de 26 ans se trouvait chez lui, dans sa maison située à Clabecq, lorsque cinq individus y sont entrés, lui volant son téléphone portable, avant de le ligoter à l’escalier, de le bâillonner et de le tuer d’une balle dans la tête !

Il aura fallu un an aux enquêteurs pour retrouver la trace des cinq meurtriers, identifiés en janvier 2016, grâce à des traces d’ADN sur du tape retrouvé sur la scène de crime.

En mars dernier, la justice de Nivelles a condamné les cinq complices à un total de 106 ans d’emprisonnement. Le leader du groupe, Paulin B., a pris 25 ans. Nathanaël Y. : 24 ans. Mohamed C. : 21 ans. Pape F. : 19 ans et Jonathan T. : 17 ans.

Tous ont décidé de faire appel de cette décision. L’affaire devrait être fixée à Bruxelles en décembre prochain.

Mais cinq mois seulement après ce jugement, pourtant sévère, l’un des meurtriers est déjà dehors ! Et ce, grâce à un coup particulièrement audacieux joué par son avocat, Maître Fabian Lauvaux.

L’étoile montante du barreau de Charleroi a introduit une requête de remise en liberté conditionnelle de son client, jouant sur le délai déraisonnable de la détention préventive en attendant le procès en appel à Bruxelles fin de cette année. Et le pénaliste a obtenu satisfaction !

Mohamed C., condamné à 21 ans de prison fin mars, est déjà dehors. Il a pu quitter la prison de Jamioulx ce mardi soir, au grand étonnement des agents qui se sont interrogés sur la légalité de cette requête, contre laquelle aucun appel du parquet n’est possible.

Mohamed C. se trouve désormais sous bracelet électronique, à son domicile, content d’avoir quitté les murs de sa cellule de Jamioulx.

Une telle libération, entre un jugement et un appel, est extrêmement rare. Mais ici, le délai déraisonnable avancé par Fabian Lauvaux, l’absence de risque de récidive et de fuite, ont été retenus par la chambre des mises en accusation de Bruxelles.