Faits divers

Arrestation d'un islamiste présumé en région parisienne

PARIS Si une certaine tension est palpable entre Paris et Bruxelles, elle n'empêche pas les services de police des deux Etats de poursuivre leurs travaux. Ainsi, ce mercredi, alors que la Belgique était réveillée par une série de perquisitions tous azimuts, certaines régions de l'Hexagone connaissaient le même sursaut matinal.

En région parisienne, un Tunisien de 27 ans a été interpellé mercredi matin et placé en garde à vue. Cet homme est soupçonné d'être une des principales chevilles ouvrières d'un réseau qui remonterait jusque chez nous. En fait, ce Tunisien est suspecté d'avoir fourni un soutien logistique à une cellule islamiste - dont serait issue Muriel et son compagnon - basée chez nous.

De sources policières françaises, on précise que l'homme, âgé de 27 ans, jusqu'alors inconnu des services de police, a été interpellé en Seine-Saint-Denis par la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage) et qu'il aurait été en contact avec l'un des islamistes présumés interpellés lors du coup de filet mené hier matin chez nous.

Installé sur le territoire français depuis plusieurs mois, ce Tunisien avait eu des contacts avec le compagnon de Muriel et d'autres individus actifs dans les milieux intégristes.

Lors de sa garde à vue, d'une durée théorique de 96 heures comme le prévoit la loi en matière de lutte antiterroriste, le Tunisien devrait s'expliquer sur de supposés «soutiens logistiques» ayant permis de faciliter le voyage du couple, mais aussi d'autres volontaires éventuels, vers l'Irak.

Sur ce point, certains proches de l'enquête expliquent désormais, sous couvert de l'anonymat, qu'ils craignent que le contingent venu d'Europe occidental sur le théâtre irakien des opérations ne se limite pas seulement à une petite poignée d'individus. «Plus d'une centaine de personnes pourraient avoir suivi le chemin emprunté par Muriel et son compagnon», explique-t-il.

En parallèle avec leurs homologues belges, les enquêteurs français agissent dans le cadre d'une information judiciaire, confiée depuis septembre dernier au juge Jean-François Ricard, pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste».

© La Dernière Heure 2005