Faits divers Elle l’a tabassée et lui a coupé les cheveux : le tribunal a décidé de la faire interner

Le tribunal correctionnel de Liège a décidé de l’internement d’une mère de famille qui a fait subir une violente agression à ses trois enfants, en particulier à l’aînée, une jeune fille alors âgée de 15 ans.

Les enfants ont vécu un véritable enfer dans la nuit du 18 au 19 mai 2014. La jeune fille a bien failli perdre la vie. La mère de famille souffre de troubles bipolaires. Cette nuit-là, elle avait bu de l’alcool et fumé de la marijuana. Un cocktail détonnant pour une personne qui souffre déjà de troubles psychiatriques.

Vers 20 h, la mère de famille s’est attaquée à son aînée. Elle lui a porté une multitude de coups de poing, de pied mais aussi de balais. Elle a piétiné la jeune fille. La mère a également tenté de forcer son fils à couper les cheveux de sa fille. Le petit garçon a refusé. De rage, sa mère l’a alors frappé et mordu à la tempe ! "Je lui ai coupé les cheveux moi-même", a indiqué la mère de famille.

La mère a frappé la petite sœur qui tentait de s’interposer pour aider son frère et sa sœur. La mère a ensuite coupé les cheveux de son aînée de manière sauvage puis l’a enduite d’huile. Elle s’est assise sur l’adolescente au point de lui faire perdre connaissance et lui a jeté un seau d’eau pour la réveiller… La mère lui a frappé la tête contre les murs et les meubles. L’enfant saignait de la bouche.

Le bourreau a arrêté la scène de coups. Elle a couché la fillette et a recommencé à la frapper jusqu’à 2 h du matin. Elle l’a tirée par les cheveux et l’a utilisée au sol comme une serpillière.

C’est un membre de la famille qui a prévenu les secours. Lorsque les policiers sont arrivés sur place, les trois enfants étaient terrorisés. La fillette qui a été le plus frappée crachait du sang. La mère a tenté de faire croire que la jeune fille avait été agressée par des jeunes du quartier.

Les trois enfants présentaient des traces d’hématomes plus anciennes.

La mère a nié avoir commis d’autres scènes de coups. Étant donné son état mental, le tribunal a décidé de l’internement de la prévenue en estimant qu’elle représentait un danger.