Faits divers

C’est un drame inimaginable qui s’est noué, dans la nuit de mercredi à jeudi, à l’occasion d’une course-poursuite dramatique entamée à Namur et tragiquement conclue à Maisières, près de Mons.

Cette course-poursuite a eu pour protagonistes le conducteur d’une camionnette remplie d’une trentaine de migrants et des policiers de la route de Namur et du Hainaut ainsi que des policiers de Namur et de Mons.

Il semble que les fuyards aient délibérément tenu à bout de bras une fillette de trois ans à l’extérieur de la camionnette, ceci pour dissuader les policiers de continuer la poursuite. Les policiers sont formels: l'enfant a été exhibé bien avant que les coups de feu aient été tirés.

Toujours est-il que la camionnette, qui a essuyé des tirs de la part des policiers, a fini par s’immobiliser à hauteur du parking de Maisières, sur la E42. On y a retrouvé 26 adultes et quatre enfants. Parmi eux, la fillette de deux ans.

Selon la RTBF, c'est une balle perdue tirée par un policier qui a causé la mort de la fillette de deux ans ce jeudi matin. L'autopsie a révélé que l'enfant était décédée des suites d'une blessure par balle, au niveau de la joue.

Une hypothèse d'abord écartée jeudi mais finalement admise ce vendredi par le porte-parole du parquet sur base de l'autopsie du corps.

Selon nos informations, les coups de feu ont été tirés par une équipe de police de la route de Mons.

Les occupants du véhicule ont été interpellés. L’affaire a été mise à l’instruction pour entrave à la circulation, homicide volontaire, rébellion armée et traite des êtres humains, a indiqué le parquet de Tournai.


Jan Jambon défend ses policiers

Le ministre de l'Intérieur déclare sur Twitter que "cet événement tragique aux conséquences dramatiques met à nouveau en évidence les tristes circonstances dans lesquelles le trafic d'être humains prospère".

"Jan Jambon défend ses policiers, bien sûr !", s'exclame son porte-parole, contacté par nos soins ce vendredi fin de matinée. Et d'ajouter que le ministre a "de l 'empathie pour les victimes mais aussi pour les policiers qui ont fait leur boulot et qui doivent lutter chaque jour contre le trafic d'êtres humains".



"La responsabilité politique est engagée", affirme Ecolo

"C'est le résultat de la fuite en avant d'une politique de plus en plus répressive", a réagi vendredi la co-présidente d'Ecolo Zakia Khattabi. "Pour nous, la responsabilité politique est clairement engagée", a-t-elle insisté. "Je veux dire toute notre sympathie à la famille de la victime. C'est d'abord à eux que je pense. Mais après l'émotion, vient la colère", a déclaré à Belga Mme Khattabi.

"Nous exigeons que toute la lumière soit faite et que les responsabilités politiques soient prises", réclame la co-présidente d'Ecolo. "Le slogan d'une politique (d'immigration) ferme et humaine ne tient plus. On ne se contentera pas d'un recadrage. Certains ont démissionné pour moins que ça, même si on n'en est pas encore là", a conclu l'écologiste.