Faits divers

Une employée heurte l'un des malfrats en manœuvrant. Armé d'une kalachnikov, il fait feu

SERAING Très tôt ce vendredi, alors que cette employée du magasin L'Étal de la rue des Six Bonniers, à Seraing, attendait le bus pour aller travailler, elle a repéré une voiture, tous phares éteints, à bord de laquelle se trouvaient trois individus. Un collègue s'est arrêté et l'a chargée. "J'ai pensé à un braquage" , explique cette employée qui, à L'Étal de Fléron, avait déjà subi deux attaques. "La voiture a démarré devant nous et s'est arrêtée juste à côté."

À ce moment-là, cette employée et son collègue arrivaient sur le parking de l'Étal. Deux autres employées attendaient dans une voiture. "Le véhicule a démarré, toujours phares éteints, a foncé vers nous et est venu bloquer les véhicules dans lesquels on se trouvait", raconte-t-elle. "L'un d'eux est sorti et a pointé une arme de guerre dans ma direction. Je me suis contentée de lever les mains."

Prise de panique , la conductrice du second véhicule a tenté de fuir. Et alors qu'elle effectuait une marche arrière, sa voiture a heurté l'un des malfrats, celui à la kalachnikov ! En réaction, il a fait feu, en rafale, vers ledit véhicule. Plusieurs balles ont percé la carrosserie, au niveau du flanc arrière droit. L'une d'elles s'est logée dans un appuie-tête arrière !

"J'ai pensé que j'allais mourir. J'ai vraiment eu très peur" , confie la même employée qui s'est ensuite réjouie de les voir remonter dans leur véhicule et prendre la fuite.

Il y a environ six mois, ce magasin avait déjà été attaqué. Il a aussi été vandalisé à plusieurs reprises. "Il ne se passe pas un jour sans qu'un commerçant ne se fasse braquer. Jusqu'où cette violence va-t-elle aller ?" , s'interroge le gérant qui, dans de telles circonstances, se pose la question de savoir s'il faut fermer ou non.



© La Dernière Heure 2009