Faits divers

La menace est prise très au sérieux par nos autorités judiciaires.

Le propagandiste en chef de Daech pour la francophonie - le Français Rachid Kassim - vient tout juste d’établir une liste de militaires belges à abattre. Qu’il a diffusée lundi après-midi par l’intermédiaire de l’application de messagerie cryptée Telegram à ses quelque 300 followers sous l’intitulé "petite amana (commandement) pour les frères de Belgique" .

La menace est prise "très au sérieux" par nos autorités judiciaires. Le parquet fédéral nous a d’ailleurs demandé de retenir - ce que nous avons fait - l’information pendant 24 heures, le temps de pouvoir prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des intéressés dont les identités, les photos et les localisations approximatives ont été jetées en pâture aux terroristes.

Pour établir une telle liste, le Daechois n’est toutefois pas allé chercher bien loin. Il a vraisemblablement déniché toutes ces informations en quelques clics sur internet. Résultat ? Certaines d’entre elles sont plus qu’erronées, dans la mesure où les six cibles fournies ne font pas toutes partie de l’armée, même si elles s’affichent bien toutes publiquement en uniforme militaire !

D’ailleurs probablement repérés sur cette base-là, leurs profils Facebook fournissaient aussi moult renseignements des plus sensibles par les temps qui courent; a fortiori lorsqu’on exerce une profession sécuritaire. Par exemple : l’immatriculation de la voiture achetée par l’un, le club de football fréquenté depuis toujours par l’autre, etc. Hier, tous ces débuts de pistes avaient déjà disparu.

L’un des militaires dont il est question nous a expliqué avoir eu droit au préalable à "un briefing lors duquel on nous a donné des consignes de sécurité comme entre autres commencer par reconfigurer notre profil Facebook de façon à ce que cela ne puisse plus arriver", mais il ne souhaite pas en dire davantage "parce qu’ils nous ont demandé de rester assez discrets sur le sujet".

Suite à la diffusion par l’organisation terroriste de cette liste de militaires à exécuter, Olivier Severin, porte-parole de l’armée belge, confirme quant à lui que "l’enquête en cours est prise très au sérieux et suivie de près par le service de renseignement de l’armée". Et il ajoute que "un rappel des mesures de sécurité en vigueur en niveau 3 et 4 de menace a été fait à tous les membres du personnel de l’armée".

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