Faits divers

Le procès en appel de la mère de Bastien, tué dans un lave-linge à l'âge de trois ans et demi en 2011, s'est ouvert lundi devant la cour d'assises de Paris.

Charlène Cotte, jugée pour complicité de meurtre et violence, avait été condamnée à douze ans de prison en septembre 2015. Elle a fait appel de ce jugement et a été libérée sous contrôle judiciaire six mois plus tard dans l'attente de son nouveau procès. Le parquet avait requis l'acquittement du chef de complicité et cinq ans de prison pour violence.

Christophe Champenois, le père du petit garçon, avait lui été condamné à 30 ans de prison pour meurtre aggravé et violences. Incarcéré, il devait être entendu en tant que témoin, par visio-conférence, lundi après-midi.

Le 25 mai 2011, Bastien avait été retrouvé mort dans l'appartement de ses parents à Germigny-l'Évêque (Seine-et-Marne). Malgré une chute dans les escaliers d'abord évoquée par les parents comme cause de la mort de Bastien, l'enquête avait révélé que le garçon avait été enfermé de force dans le lave-linge, allumé sur le mode essorage puis lavage. Il y est resté enfermé entre 30 et 60 minutes et avait trouvé la mort alors que son père était sur son ordinateur et que sa mère faisait un puzzle avec Maud, leur fille aînée âgée de 5 ans.

Le premier procès avait permis de dresser les contours d'une vie de famille compliquée, parsemée de violences du père, décrit comme alcoolique et consommateur de stupéfiants.

Lundi, à la barre, la mère de Bastien, aujourd'hui âgée de 32 ans et décrite par la cour comme "amoureuse et soumise", a précisé avoir eu peur des réactions de son mari, et n'avoir jamais eu le courage de le quitter même si elle y avait pensé plusieurs fois. "Il a vu mon côté faible pour prendre le dessus sur moi", a-t-elle déclaré.

"Je pense tout le temps à Bastien", a-t-elle également dit. "Je le vis mal. Je ne dors pas beaucoup, je ne mange pas beaucoup", a-t-elle ajouté.

Du côté des parties civiles ont pris place plusieurs associations de défense des droits de l'enfant, ainsi qu'un représentant de la grande soeur de Bastien.

Le verdict est attendu vendredi.