Faits divers

Les cœurs sont très en peine depuis le décès, samedi, de Tristan, 18 ans, suite à un contact avec le gardien

SPY “Au-delà du joueur, nous perdons un garçon passionné de sport, toujours présent et animé d’un excellent esprit sportif. Il vivait son sport favori avec tout son cœur, c’était sa vie. À Loyers, pour sa deuxième année, il nous avait démontré son esprit de club. Il voulait d’ailleurs se consacrer au sport”, exprime Guy Fontaine, le président du club de foot de Loyers (Namur).

Tristan Depas n’avait que 18 ans. Le jeune Andennais est décédé samedi après midi, pendant le match joué à Spy en juniors provinciaux. Quelques minutes après la mi-temps, Tristan part vers le but, le gardien vient vers lui… Les mots sont ballots pour décrire la scène et les conséquences très malheureuses d’un contact fortuit entre le gardien de Spy et le jeune attaquant de Loyers, lors d’une phase de jeu tout à fait normale. “Une rencontre très correcte sans aucune animosité. Les relations entre les deux clubs sont d’ailleurs excellentes. Ce type de contact est courant. On en voit des dizaines par rencontre”, précise le coach de Spy.

Mais voilà, Tristan s’est effondré, inanimé, sur la pelouse. Visiblement, il respirait difficilement. Et les secours arrivés sur place ont eu beau tout tenter pour le réanimer pendant au moins 40 minutes. En vain. Tristan ne s’est jamais relevé, plongeant dans une indicible douleur son papa qui lui tenait la main, son petit frère Corentin, 16 ans, qui jouait dans la même équipe que lui. Et que dire de ses équipiers, du gardien adverse qui pleuraient, et de toute la grande famille du foot assistant impuissante à cette tragédie.

Tristan Depas était un jeune homme en bon état de santé (étudiant en éducation physique à Huy, il était suivi médicalement et ses derniers tests étaient très bons). Dany Verkamer, entraîneur des juniors de Loyers, était toujours sous le choc hier : “Je ne souhaite à personne de vivre un tel moment.” Vu les circonstances du drame, aucune enquête judiciaire n’est ouverte. Et les parents de Tristan n’auraient pas demandé d’autopsie.

Le club est très uni dans la douleur, mais les cœurs sont en berne. Loyers a mis sur pied une cellule d’aide psychologique pour tous les joueurs et parents présents lors du drame de samedi à Spy.



© La Dernière Heure 2010