Faits divers

Selon le SPF Justice, douze détenus se sont évadés d’un hôpital, en Belgique, depuis 2008.

Car s’il arrive de façon classique que des détenus s’évadent de prison, il arrive aussi qu’ils s’évadent d’établissements hospitaliers où ils sont admis en raison d’une maladie, à la suite d’un accident ou pour y être vus par un spécialiste.

Une des ruses utilisées consiste à revêtir d’autres habits dans une chambre adjacente, à se débarrasser des menottes et à maîtriser les gardiens qui surveillent la chambre, ou à se soustraire à leur vigilance.

Et bien qu’éculée, la ruse continue de fonctionner au rythme de 2 à 3 évasions réussies par an, sur un total de 1.021 hospitalisations de détenus en 2013.

Neuf des douze évasions d’hôpital sont le fait d’individus dangereux, dans le sens où ils étaient incarcérés en prison. Les trois autres cavaleurs d’hôpital provenaient de centres de détention semi-ouverts.

Le milieu médical s’émeut de constater la sévérité des agents pénitentiaires qui, appliquant les consignes, maintiennent le menottage aux chevilles de détenus même quand ceux-ci ont subi des interventions chirurgicales lourdes et se trouvent dans le coma.

Un pénaliste connu, Me Didier De Quévy, s’est indigné d’apprendre qu’un client atteint d’une forme à évolution rapide de la maladie de Charcot et médicalement condamné à court terme, Raphaël Urbain qui avait 45 ans et quelques semaines à vivre, a été maintenu menotté à son lit 24 h sur 24, et surveillé jour et nuit par deux gardiens, à l’Unité 85 de l’hôpital Brugmann à Bruxelles. "M. Urbain est mort comme un chien", rappelait hier l’avocat. Cette année-là, en 2010, deux détenus s’étaient évadés d’hôpitaux en Belgique.

Ces chiffres provenant de la Direction générale des Établissements pénitentiaires, sont communiqués par la ministre de la Justice Annemie Turtelboom (Open VLD), en réponse à une question posée par le député Peter Logghe.