Faits divers Un accord a été signé pour la mise en œuvre des avions militaires sans pilote lors de contrôles douaniers.

Les ministres des Finances et de la Défense, Johan Van Overtveldt et Steven Vandeput, également chargé de la Fonction publique, ont signé mercredi à Florennes un accord de collaboration pour la mise en œuvre des avions militaires sans pilote de type B-Hunter lors de contrôles douaniers de grande envergure sur la voie publique, comme celui mené dans la foulée à Couvin.

La douane effectue, en dépit de la suppression des contrôles aux frontières dans l’espace Schengen, des opérations de recherche axées sur la drogue, les armes, l’argent liquide et les biens pour lesquels des accises sont dues, mais aussi l’utilisation de diesel rouge (du gasoil de chauffage, moins cher que le carburant automobile) ainsi que les amendes dont la personne interpellée serait toujours redevable.

L’armée belge dispose depuis 2002 d’UAV (Unmanned Aerial Vehicles ou drones) de catégorie intermédiaire de type B-Hunter, capables d’opérer dans un rayon d’une centaine de kilomètres de leur station de contrôle, à une altitude de 7.000 pieds (environ 2.300 m) avec une endurance d’une dizaine d’heures. Ils pourront désormais être engagés en appui de la douane.

La douane ne dispose pas d’engins similaires, a expliqué mercredi le directeur du centre régional des douanes de Mons, Julien de Meeüs d’Argenteuil. Dans la foulée, un de ces drones a été utilisé lors d’un contrôle douanier mené dans les environs de Couvin. Volant à quelque 1.500 mètres, il devait repérer des comportements "suspects", comme des voitures tentant de faire demi-tour ou de s’échapper. Invisible, il était à peine audible en raison du bruit du trafic routier. Selon le commandant de l’unité de drones, le major Fabrice Leroy, ce système est plus performant que l’appui aérien que pouvait auparavant apporter la police.