Faits divers

Ils ont été arrêtés à Bruxelles et à Fleurus. Ils se délectaient d'images de bébés et de jeunes enfants violés. Exclusif

BRUXELLES Pour arrêter ce genre d'individus et regarder de quoi ils se délectent, il faut avoir un estomac bien accroché. Les enquêteurs de la police de Bruxelles-Capitale Ixelles et ceux de la police fédérale l'avaient ! En moins d'un mois, ils ont arrêté deux pervers spécialisés dans la pédopornographie. Comprenez donc bien qu'ils ne trouvent leur plaisir qu'en regardant des photos de nouveaux nés et de très jeunes enfants abusés sexuellement !

Tout a commencé début juillet par un tuyau... Des images insoutenables se trouveraient dans le PC d'un certain Claudio C., un Ucclois de 65 ans. La recherche locale de Polbru a peu de temps pour agir, elle le sait. Tout va alors aller très vite. Claudio C. est interpellé et son domicile perquisitionné. Et là stupeur. Des milliers et des milliers d'images, plus horribles les unes que les autres, sont découvertes chez lui. Claudio C. ne trouve son plaisir que dans l'abominable : la visualisation d'images de bébés et de jeunes enfants violés et torturés. "Claudio est placé sous mandat d'arrêt pour détention d'images à caractères pédopornographique. Ce qui est terme de loi est très peu puni : maximum un an de prison", nous confirme le parquet de Bruxelles. Claudio est toujours incarcéré.

Vu la quantité astronomique d'images découvertes et de documents on ne peut plus inquiétants, les enquêteurs de PolBru sont convaincus qu'il y a autre chose. D'autres gens à interpeller. Un réseau de vendeurs et d'acheteurs à démanteler. La police fédérale de Bruxelles va alors leur donner un coup de main. Cette collaboration permettra l'arrestation d'un deuxième homme. Le vendeur de l'horreur. Samuel D., un homme de 43 ans de Fleurus (Charleroi).

Les policiers avaient décidé de surprendre leur homme. Dans le cadre d'arrestation de pédophiles, ils ont en effet le droit d'entrer au domicile des suspects tambour battant.

Cette méthode radicale permet d'éviter que les pervers aient le temps de pousser sur un bouton magique (qu'ils ont quasi tous installé sur leur PC) qui permet d'effacer instantanément les fichiers du disque dur. Le pédophile ne pourra pas nier les faits... Lorsque les policiers sont entrés chez lui, le suspect était face à son PC. Les images ignobles d'enfants abusés défilaient sous ses yeux. L'homme était assis, le sexe à la main, en pleine partie de sexe solitaire...

Il a également été placé sous mandat d'arrêt.



© La Dernière Heure 2008