Faits divers Des jeunes Bruxellois, devant le Delirium, affirment avoir été roués de coups par des agents privés de sécurité, qui ont une autre version

Trois Bruxellois de 18 et 19 ans, de sortie dans le centre-ville de Bruxelles dimanche dernier, affirment avoir subi les violences de plusieurs agents de sécurité, et la fin de celles-ci a pu être filmée par l’un d’eux. Les faits se seraient passés à 3 h du matin alors que le trio terminait la soirée au Delirium. L’établissement connu, l’un des meilleurs bars à bière du pays, n’est quant à lui pas impliqué.

Que s’est-il passé ? Comme souvent, les versions divergent.

Selon Josué, qui a 18 ans et se présente comme une victime, ses amis Samuel, Hiango et lui ont été priés de quitter le Delirium quand le personnel a constaté qu’à côté de consommations prises au bar, ils consommaient des Gordon en canette provenant d’ailleurs.

Samuel, Hiango et Josué ne dissimulent pas qu’ils ont voulu discuter, forçant la direction à faire appel à la sécurité privée. "Trois à quatre agents de sécurité, dit Josué, nous ont mis dehors, je précise de façon correcte. Au début, ils ne nous touchaient pas."

C’est à l’extérieur que les choses se seraient gâtées, quand les "trois à quatre agents" rejoints par d’autres, les auraient poussés dans une ruelle, une impasse "où il n’y avait personne", et les auraient frappés (coups de pied et de poing). Plus exactement, Hiango et Josué auraient dégusté tandis que Samuel, séparé des deux, était maintenu à distance. Josué avoir continué de recevoir des coups alors qu’après un balayage, il se trouvait à terre. Son certificat médical est délivré par le CHU Saint-Pierre. Dans l’entretien, Josué concède avoir arraché le badge d’un des vigiles.

L’arrivée (rapide) de la police qui met Josué ventre à terre. Josué ne conteste pas l’intervention de la police qui a selon lui agi rudement mais correctement.

Le Delirium, qui ne commente pas, fait appel à Safe T First dont la version est très différente. Selon sa directrice, le barman du Delirium avait déjà été agressé dans l’établissement et un agent de sécurité intervenu a été blessé. "J’attends, pour le reste, un rapport complet."

La police de Bruxelles a ouvert un dossier. C’est ce qu’elle a expliqué à Josué pour refuser dans un premier temps d’acter sa plainte, lui disant qu’il serait convoqué ultérieurement. Josué veut préciser qu’il n’a pas d’antécédents de problèmes avec la police ni d’agressivité. "On se retrouvait après les vacances, avant d’entamer le blocus." Hiango débute des études d’ingénieur, Josué présente ce matin au Heysel l’examen d’entrée pour médecine.