Faits divers

Une quarantaine de "transmigrants" ont attaqué une patrouille de la police fédérale de la route dans la nuit de jeudi à vendredi, rapporte vendredi matin la police fédérale. Les faits se sont produits lors d'une action de contrôle sur un parking situé le long de l'autoroute E40 à Grand-Bigard (Brabant flamand). Les six inspecteurs ont dû lancer un tir d'avertissement pour repousser les individus, qui tentaient de s'introduire dans des camions en route vers le Royaume-Uni. Seize personnes originaires d'Érythrée, d'Éthiopie et du Soudan ont été interpellées. Deux agents ont été légèrement blessés, selon la police qui prend l'incident très au sérieux.

La police fédérale de la route effectuait une action ciblée jeudi soir sur un parking de Grand-Bigard où des migrants tentent régulièrement de monter à bord de camions en route vers le Royaume-Uni. "Ces derniers temps, ces personnes se montrent souvent agressives aussi à l'encontre des chauffeurs", explique Peter De Waele, porte-parole de la police fédérale. Six inspecteurs avaient dès lors été chargés de patrouiller.

Vers 2h00, ils ont aperçu une cinquantaine d'individus qui tentaient de pénétrer dans un camion. Quand les agents ont fait savoir qu'ils étaient policiers, ceux-ci ont pris la fuite. "Les inspecteurs ont alors contrôlé le véhicule, pour vérifier que personne ne s'y cachait, lorsqu'ils ont été attaqués par une quinzaine de personnes soudainement sorties de la lisière du bois et armées de gros bâtons."

Les agents se sont défendus avec leur matraque, et le groupe s'est retiré. Mais quelques instants plus tard, un groupe plus important d'une quarantaine de personnes est revenu à la charge.

"L'un de nos hommes a dû lancer un tir d'avertissement, après quoi l'agitation a diminué d'un cran et le groupe s'est retranché dans les bois. De là, ils ont continué à défier la police. Avec le renfort de la réserve fédérale, 16 individus originaires d'Érythrée, d'Éthiopie et du Soudan ont été interpellés", rapporte M. De Waele.

Il y a deux semaines, des transmigrants s'en étaient déjà pris à deux agents de la police fédérale de la route lors de contrôles à Anvers, souligne la police fédérale, qui se dit inquiète de la situation. "Il est clair que ces personnes sont très frustrées quand leur trajet vers la Grande-Bretagne échoue ou est sur le point d'échouer, surtout s'ils ont payé auparavant de grosses sommes d'argent à des passeurs. Nous allons examiner comment nous pouvons réagir mais nous ne pouvons pas être présents en permanence avec de grosses patrouilles", conclut le porte-parole.

Theo Francken souhaite éviter que les parkings deviennent un "champ de bataille"

Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, a promis que la violence contre les policiers et les chauffeurs routiers sera "sévèrement punie". "La police et la justice prennent des mesures énergiques contre la migration illégale et le trafic d'être humains", a ajouté M. Jambon (N-VA) sur Twitter.

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken (N-VA également), a pour sa part réagi sur sa page Facebook.

"Nous devons continuer à mener des actions et continuer à renvoyer des clandestins, sinon un vrai champ de bataille verra le jour sur nos parkings autoroutiers", a-t-il déclaré.

Selon la police fédérale, une quarantaine de "transmigrants" ont attaqué une de ses patrouilles dans la nuit de jeudi à vendredi sur le parking autoroutier de Grand-Bigard, où des migrants tentent régulièrement de monter à bord de camions en route vers le Royaume-Uni. Deux des six agents ont été légèrement blessés et les policiers ont dû effectuer un tir de semonce pour repousser les individus. Seize personnes originaires d'Érythrée, d'Éthiopie et du Soudan ont été interpellées.

Selon M. Francken, il s'agit des "mêmes migrants illégaux" que ceux qui traînent en journée autour de la gare du Nord.

"Le jour dans et autour de la gare du Nord/du parc Maximilien, de nuit autour de nos parkings autoroutiers à la recherche d'un camion pour y grimper", a-t-il écrit.

Le secrétaire d'Etat a aussi réclamé de l'attention pour les chauffeurs routiers. "Ce sont aussi souvent des +migrants+ mais qui travaillent dur, des migrants travailleurs légaux. Je n'entends JAMAIS l'opposition de gauche et les syndicats à ce propos. Mais manifester pour (exiger) ma démission, pour cela ils peuvent être les meilleurs", a-t-il ajouté.