Faits divers

L'enfant est décédé dans des conditions plus que suspectes trois mois après sa naissance. Il avait fallu huit longues années à ses parents pour le concevoir...

Il leur avait fallu huit longues années pour réussir à le concevoir, une insémination artificielle et cinq fécondations in vitro. Né le 25 septembre 2013, leur fils prénommé Aksel est pourtant décédé trois mois plus tard dans des circonstances plus que suspectes.

Aujourd'hui, les parents d'Aksel sont tous deux sous mandat d'arrêt, inculpés pour "meurtre". Ils ont in fine été interpellés – six mois après les faits – à l'aube jeudi passé suite aux conclusions d'un médecin légiste. Le décès d'Aksel étant "la conséquence d'une perturbation majeure de la circulation et de l'oxygénation cérébrale", révèle-t-il dans son rapport d'autopsie.

Autrement dit : la petite victime est morte du syndrome du bébé secoué. Admise inconsciente à l'UZ Brussel le 29 décembre 2013 vers 16 heures, elle était décédée le 31 décembre 2013 sur le coup de 22 h 56.

Les parents nient les faits et ne s'accusent pas mutuellement. Selon nos infos, leurs mandats d'arrêt ont été confirmés ce mardi en chambre du conseil. Si leur chef d'inculpation n'évolue pas à l'avenir, c'est la cour d'assises et une peine de réclusion de 15 à 20 ans qu'ils encourent.

D'après Me Henri Laquay qui défend la maman, âgée de 38 ans : "Selon le rapport d'autopsie, les faits conduisant au décès du bébé se sont produits au maximum 48 heures avant sa mort. Or, l'enfant était déjà hospitalisé à ce moment-là et cela remet de facto en cause les conclusions des experts."

Me Thibaut Colin, l'avocat du papa, âgé de 35 ans, abonde dans ce sens. Et d'insister : "En toute hypothèse, nous estimons que le maintien en détention de nos clients n'est pas nécessaire au regard des critères légaux."