Faits divers Le parquet s’est désisté, hier matin, devant la cour d’appel de Bruxelles : Ahmed S. est définitivement condamné.

Trois ans après le premier jugement condamnant Ahmed S. à deux ans de prison, la cour d’appel de Bruxelles n’a pris que quelques minutes pour traiter ce dossier, hier matin. Le temps que l’avocat général annonce son désistement. L’affaire est donc terminée et Ahmed S. définitivement condamné pour des coups et blessures volontaires ayant provoqué la mort de son propre frère, sans intention de la donner.

Le 25 mars 2012, Ahmed S., alors âgé de 48 ans, se rend dans une librairie de Saint-Josse-ten-Noode pour y annoncer que son frère Mohamed est mort dans son appartement. La police intervient et retrouve le corps de la victime, le visage tuméfié, des ecchymoses au niveau de la gorge.

Privé de liberté, Ahmed fond en larmes et explique que son frère et lui se battent régulièrement. Ils avaient bu (8 à 9 bouteilles de vin à eux deux) et consommé du cannabis. La raison de la rixe ? Le suspect ne s’en souvient pas. Des insultes envers sa mère ou des coups à son meuble chinois préféré… Le problème est que son frère est décédé d’une fracture de l’os hyoïde. Selon la médecine légale, une telle fracture ne peut provenir que d’une manœuvre de strangulation. Le récit des faits par Ahmed S. correspond aux observations du légiste : il a agrippé la gorge de son frère avec sa main droite et porté plusieurs coups de poing de la main gauche.

Lors du premier procès, le substitut du procureur du Roi avait requis la peine maximale : cinq ans de prison pour un meurtre provoqué. Son successeur à la cour d’appel a finalement décidé de se satisfaire de la peine de deux ans de prison avec sursis probatoire infligée à Ahmed S.