Faits divers

L’engin a heurté les câbles du téléphérique et s’est écrasé dans le centre de Huy

HUY Un petit hélicoptère s’est écrasé vendredi en fin d’après-midi dans le centre de Huy, à 200 mètres de la Grand-Place. Les deux personnes qui se trouvaient à son bord sont décédées.

Il était 17 h 57 quand ce petit hélicoptère qui volait à basse altitude a percuté les câbles du téléphérique. L’hélicoptère s’est écrasé dans le parc de la ruelle Brivelain, juste à côté du rond-point Saint-Remy. L’engin a directement pris feu.

Ce parc est généralement fréquenté par des jeunes, surtout en période de vacances scolaires. Miraculeusement, il n’y avait personne à cet endroit lorsque l’accident est survenu.

Quelques instants après le crash, une explosion a retenti. L’un des câbles du téléphérique a lâché et s’est écrasé sur des maisons de la rue Saint-Remy et sur la voirie au pied du fort de Huy.

Dans un premier temps, on a craint que les cabines du téléphérique ne chutent mais elles ont pu regagner, pour l’une, le départ du quai Batta et, pour l’autre, la plaine de la Sarte. Ce sont les points d’arrivée et de départ du téléphérique.

Il n’y avait personne dans le téléphérique au moment de l’accident. L’équilibre de ces cabines restait instable. Mais tout risque était écarté de les voir s’écraser dans le centre de la ville.

Des pompiers des quatre coins de la province et la Protection civile de Crisnée sont venus sécuriser les lieux. La police avait quant à elle fort à faire avec les nombreux badauds, qui, intrigués par le bruit, ont quitté les terrasses, qui étaient bondées, pour venir se rendre compte de l’ampleur de l’accident.

En pleine heure de pointe, la rive droite de la ville de Huy a été fermée à toute circulation. Le plan d’urgence a été déclenché. Les secours ne voulaient prendre aucun risque. Car ils craignaient que les câbles qui n’avaient pas encore cédé ne lâchent eux aussi.

Il est encore trop tôt pour déterminer si la cause de l’accident réside dans une défaillance technique de l’appareil ou dans une erreur de pilotage.

Le bourgmestre Alexis Housiaux s’est directement rendu sur les lieux du drame. “L’hélicoptère faisait de petits allers et retours stationnaires au-dessus de la ville. On ignore encore dans quelles conditions il la survolait.”

Selon les témoignages récoltés sur place, il semble que le but de cette sortie en hélicoptère était la réalisation de photographies aériennes de la ville.

Selon les responsables de l’aérodrome de Temploux, Jean-Yves Dantinne, le pilote de l’appareil, un Robinson 22, était particulièrement chevronné. L’autre victime est le photographe hutois Laurent Matagne.



© La Dernière Heure 2012