Faits divers Il y a cinq ans, la princesse Diana perdait la vie dans un dramatique accident de voiture sous le pont de l'Alma à Paris

PARIS Il est 0 h 20 en cette nuit du 30 au 31 août 1997 quant une puissante Mercedes vient s'écraser contre le 13e pilier du tunnel du pont de l'Alma. Un médecin urgentiste arrivé dans les premiers sur les lieux dira: `elle devait aller vite, on voyait la forme du pilier dans le moteur´. A son bord, la princesse de Galles, Diana Spencer, Lady Di elle-même. Lorsque le Samu arrive sur place, elle est encore en vie, un fil de vie ténu qui se brisera définitivement à l'hôpital vers 4 h du matin.

Le Docteur Mailliez se souvient: `elle était agenouillée sur le plancher à l'arrière, dos à la portière. Elle balbutiait mais rien d'intelligible. Je me souviens d'une belle femme´. Et un autre témoin de poursuivre: `Elle était plastiquement indemne, juste quelques gouttes de sang sur son front. On était loin de supposer qu'elle allait mourir´. Diana n'a pas été la seule victime de cet accident. A ses côtés, son fiancé Dodi Al-Fayed est mort sur le coup. Tout comme le chauffeur français de la limousine, Henri Paul. Seul le garde du corps de la princesse, Trevor Rees Jones, grièvement blessé, a survécu à l'accident. La voiture du couple roulait à une vitesse excessive. Ils tentaient d'échapper à une meute de paparazzi juchés sur des motos. Une poursuite fatale.

Dès le lendemain, six photographes et un motard de presse sont placés en garde à vue. Au total, ce sont neuf personnes qui seront inculpées pour homicide, blessures involontaires et non-assistance à personne en danger. La justice française emploie les grands moyens pour établir les responsabilités de l'accident. Au fur et à mesure de l'enquête, on apprend tour à tour que le chauffeur était sous l'influence de l'alcool et d'antidépresseurs. Ensuite, les enquêteurs se mettront à la recherche d'une Fiat Uno qui aurait percuté la Mercedes. Quarante mille voitures seront contrôlées...

De rebondissement en rebondissement, l'enquête aboutira en septembre 1999 sur un non lieu à l'encontre des inculpés. De son côté, le milliardaire Mohamed Al-Fayed n'a cessé de crier au complot mené par les services britanniques. Une thèse qui n'a jamais eu pu être démontrée. Le 4 avril dernier, la cour de cassation a définitivement mis un terme à toutes les procédures.

Pour la justice, tout est la faute d'Henri Paul et de la vitesse excessive à l'entrée du tunnel.

© La Dernière Heure 2002