Faits divers

La juge d'instruction chargée du dossier a décidé la tenue quotidienne d'une réunion avec tous les services qui interviennent


COMINES Interpol a lancé mercredi un avis de recherche à ses 188 pays membres pour retrouver Younes Jratlou, quatre ans, disparu dans la nuit de dimanche à lundi en Belgique, près de la frontière française. "Dans de tels cas de personnes disparues, il est particulièrement important que l'alerte et toutes les informations nécessaires soient communiquées aussi rapidement que possible, pas seulement au niveau local ou régional, mais aussi au niveau international", précise l'organisation de coopération policière internationale, basée à Lyon, dans un communiqué.

L'enfant "mesure 1,10 mètres", "a des yeux marrons et des cheveux frisés", ajoute Interpol, invitant toute personne détenant des informations à ce sujet à contacter la police locale, qui les transmettra aux autorités belges par l'intermédiaire d'Interpol.

Cet avis de recherche appelé "notice jaune" est utilisé par Interpol pour aider à localiser les personnes disparues, notamment les mineurs. Il a été diffusé à la demande de la police fédérale belge.

Des recherches intensives se poursuivaient mercredi des deux côtés de la frontière franco-belge pour retrouver le petit garçon, qui aurait quitté le domicile familial "pieds nus et vêtu très légèrement" dans la nuit de dimanche à lundi, après une dispute "assez violente" entre ses parents, selon le parquet de Tournai.

La juge d'instruction chargée du dossier a décidé la tenue quotidienne d'une réunion avec tous les services qui interviennent. Ce mercredi soir, la juge d'instruction de Tournai, Sophie Bastin, organisera une première réunion mettant en présence tous les acteurs qui depuis lundi interviennent à quelque niveau que ce soit dans le cadre de l'enquête.

Mercredi, le laboratoire de la police scientifique est à nouveau intervenu au domicile des parents de l'enfant. "Il ne s'agit pas de nouveaux devoirs. C'est une continuité. Ce sont des devoirs qui avaient été demandés dès le début de l'enquête", a précisé Mme Maertens.

"En ce qui nous concerne, le point principal est celui d'où l'enfant a disparu, à savoir le domicile des parents. C'est le lieu où il a été vu pour la dernière fois. On cherche le moindre indice", a expliqué le commissaire David Rimaux, de la cellule des personnes disparues de la police fédérale.
A la question de savoir s'il était encore raisonnable de croire à la survie d'un enfant de 4 ans, légèrement vêtu, disparu depuis 72h en cette période de l'année, le commissaire Rimaux a répondu: "on cherche toujours un enfant vivant". Pour les autres questions, les enquêteurs se retranchent derrière le secret de l'instruction.

© La Dernière Heure 2009