Faits divers Les témoignages non pertinents affluent...

Ce matin, cela fait précisément trois semaines que la jeune Firdaous B. a disparu et les autorités continuent à enquêter sans relâche pour la retrouver. Mais pour l’instant, aucun élément probant.

Le dossier est à l’heure actuelle traité sous le mode de la mini-instruction afin de pouvoir réaliser des perquisitions. Le parquet de Bruxelles garde néanmoins la main sur l’affaire, confiée à la zone de police Marlow (Uccle, Watermael-Boitsfort, Auderghem), secondée par la police judiciaire fédérale de Bruxelles pour des besoins plus précis tels que la téléphonie ou l’expertise de comptes Facebook. Contacté, le parquet de Bruxelles ne souhaite faire aucun commentaire.

"Des témoignages arrivent et sont systématiquement vérifiés, mais les gens n’ont pas l’habitude d’une reconnaissance faciale avec le port d’un jilbab", confie une source proche de l’enquête. Beaucoup de personnes croisent des jeunes filles portant ce vêtement qui ne laisse apparaître que le visage. Elles contactent la police, croyant avoir vu Firdaous, mais à tort.

À l’heure actuelle, aucune piste n’est privilégiée. Plusieurs hypothèses sont sur la table. Celle d’un départ en Syrie est envisageable mais compliquée, sachant que l’adolescente ne dispose pas de son passeport. Un départ vers l’État islamique dont la "capitale" est actuellement assiégée par la coalition internationale semble peu crédible. La jeune fille pourrait donc être restée à Bruxelles, tout du moins en Belgique. Mais où ? Et entre quelles mains ? Celles d’un groupe radicalisé ou l’un de ces marginaux qui recueillent des jeunes filles fugueuses ? On ne sait même pas si Firdaous a elle-même choisi de disparaître…

Pour l’heure , les enquêteurs étudient le cercle de connaissances de Firdaous, espérant y trouver des pistes. La famille de l’adolescente reste aux abois, même si "ce n’est naturellement pas évident", souffle une source.

La tempête médiatique qui avait soufflé lors des premiers jours de la disparition de la jeune fille est aujourd’hui retombée et l’on ne parle plus de cette adolescente disparue, qui suscite d’importantes inquiétudes chez ses proches et pour les autorités.

Firdaous B. était connue de la justice bruxelloise depuis plus d’un an. Elle était suivie dans le cadre d’un dossier protectionnel à la suite d’une possible radicalisation. Elle était également apparue dans l’enquête sur Chaimaa Amghar, inculpée comme membre d’une organisation terroriste et sœur d’un des djihadistes morts dans l’assaut des forces spéciales à Verviers, en janvier 2015, décapitant la première cellule de l’État islamique. Le jour de sa disparition, sa grande soeur Yousra, revenue de Syrie depuis un an, a été interpellée puis placée sous mandat d’arrêt dans un dossier de terrorisme.



Cet article était initialement illustré par la photographie de la mineure d’âge sujette de l’article. Une plainte a été déposée auprès du Conseil de Déontologie Journalistique au motif que cette illustration, si elle se justifiait pleinement lorsque la mineure était disparue, ne se justifiait plus dès lors qu’elle fut retrouvée. Nous avons donc pris soin de retirer toutes les photographies de cette mineure d’âge, afin que son droit à l’image en tant que mineure soit respecté.

Comme le rappelle l’article 27 du CDJ : « Les journalistes sont particulièrement attentifs aux droits des personnes peu familiarisées avec les médias et des personnes en situation fragile comme les mineurs ou les victimes de violence, d’accidents, d’attentats, etc. ainsi que leurs proches.