Faits divers Quatre ans de prison requis hier, en appel, contre Seijour A., 25 ans, pour avoir frappé son fils Edmundo.

Il pensait peut-être éviter une condamnation mais, cinq ans après les faits, il a été interpellé. Hier, Seijour A., 25 ans, a comparu devant la cour d’appel de Bruxelles pour des coups et blessures volontaires sur son fils Edmundo, âgé de trois ans au moment des faits.

En juin et septembre 2012, le garçonnet est hospitalisé à deux reprises. On lui diagnostique une fois une fracture du bras, mais aussi des traces de coups. De plus, des traces de fracture anciennes non soignées sont apparues. Rapidement, les trois enfants de Seijour A., qui vit avec une femme qui n’est pas leur mère, sont placés dans une famille d’accueil. Et le couple est inculpé pour ces faits.

Le dossier met un temps fou à venir en justice et, en 2016, tous les deux sont condamnés, en leur absence, à une peine de quatre ans de prison. Le 4 avril 2017, soit cinq ans après les faits, Seijour A. est contrôlé en rue et la police constate qu’il fait l’objet d’une demande d’arrestation immédiate. Depuis, il a été condamné à nouveau à quatre ans de prison sur opposition et a fait appel. Il n’a pas jugé bon de s’adjoindre les services d’un avocat.

Hier, il a répété sa conviction de ne pas être coupable, visant ainsi son ex-compagne comme l’auteur des faits. "Je travaillais tous les jours de 7h à 18h, je n’étais pas là. J’aime mes enfants, je voulais protéger mon fils", lance-t-il.

Il n’est absolument pas jugé crédible par l’avocat général Stéphane Lempereur. "Il dit qu’il n’a jamais rien vu… Son fils de 3 ans faisait sur lui, allait à la crèche sans vêtements de rechange. Il avait des traces de blessures non soignées, sans aucune visite médicale… Il est impossible qu’il n’ait rien vu. Il est, au minimum, coauteur des faits. Et cet homme qui est revenu en Belgique en 2017 dit qu’il reste en contact avec ses enfants, qu’il se préoccupe d’eux ? Je n’en crois pas un mot", lâche le magistrat, qui requiert une peine de quatre ans de prison ferme. Le jugement sera prononcé le 11 septembre.