Faits divers L’artiste est coupable d’avoir cumulé du travail régulier et des allocations de l’Onem.

Le tribunal correctionnel de Liège a condamné Phillipe Kozak, un DJ, à rembourser 86.513,50 euros à l’Onem pour avoir cumulé des prestations de DJ et des indemnités de chômage ! L’artiste devait également payer les intérêts mais aussi les dépenses qui s’élèvent à 3.300 euros. Le tribunal lui a toutefois accordé une suspension du prononcé.

Le DJ est particulièrement connu par les fêtards. Cela fait plus de trente ans qu’il anime des soirées mais aussi des événements. L’Onem lui reprochait d’avoir profité du chômage tout en étant rémunéré pour diverses prestations en tant que DJ. Des prestations qu’il n’a pas déclarées. Il a noirci quelques cases de sa carte de chômeur pour indiquer qu’il avait une activité rémunérée lors de certaines prestations, mais l’Onem estimait qu’il n’avait renseigné qu’une très petite part de ses prestations.

Philippe Kozak s’est inscrit au chômage en avril 2009 et à ce moment n’a renseigné aucune activité artistique. Il a été DJ résident de plusieurs établissements comme le Palace Club, Le Notger ou encore la Mama Roma. Des activités qu’il a parfois réalisées pendant plusieurs années. Il a également été DJ dans des festivals comme les Ardentes, Nandrin, le Tour Festival ou encore les Francofolies de Spa. Il a plusieurs fois animé des soirées et des mariages, mais aussi un week-end au profit de Viva for Life.

Des versements allant jusqu’à 150 € ont été réalisés après certaines soirées. Mais selon l’auditorat et l’Onem, la plus grande partie des prestations aurait été versée en liquide. "J’ai bien animé des soirées, mais ce n’était pas régulier", a déclaré le DJ qui a subi une suspension de 54 semaines de chômage. "Je me suis retrouvé à la rue", a-t-il expliqué. "En France, on donne des Légions d’honneur aux DJ", avait encore ironisé l’homme.