Faits divers

40 mois de prison avec sursis pour les auteurs de ce chantage sexuel abject.

Ludivine est mère de six enfants mais depuis le divorce, elle a abandonné son rôle, préférant sortir en boîte et coucher avec le premier venu.

À 15 ans, Marie (prénom d’emprunt), l’aînée de la fratrie, a dû se sacrifier pour veiller sur ses frères. Pis, sa mère s’est servie d’elle comme d’une simple monnaie d’échange, n’hésitant pas à la livrer aux pulsions sexuelles de Serdar, son compagnon. C’est de manière fortuite que Ludivine et Serdar se sont rencontrés : Marie fréquentait à l’époque Aydin, le cousin de Serdar, et comme sa mère ne rechignait sur aucune bonne occasion, le couple s’est formé. "Il m’a redonné confiance après mon divorce", explique Ludivine. "Je me sentais belle. Mais après trois mois, il m’a avoué qu’il voulait serrer de temps en temps ma fille dans ses bras, juste pour une demi-heure. J’étais aveuglée par l’amour et il menaçait de me quitter si je ne cédais pas. Alors, j’ai accepté."

Rapidement , les "câlins" ont dérapé vers des caresses sur les seins et les fesses de Marie, tripotée dans le divan, sous les yeux de sa mère. Et dans ce contexte glauque se sont ajoutées des pratiques sordides, comme le "jeu de la bouteille" que l’on faisait tourner pour savoir qui de Serdar ou de son cousin pouvait la peloter… "Serdar n’était jamais satisfait. Il conditionnait la poursuite de notre relation avec ce qu’il obtenait de Marie. Il a voulu aller au bout, mais j’avais convenu avec ma fille que j’interviendrais s’il tentait de la pénétrer. Je reconnais toutefois lui avoir demandé de mettre une robe sexy et des bas pour aller le rejoindre dans la chambre", avoue Ludivine, poursuivie pour incitation à la débauche.

Serdar, en aveux, explique avoir agi de la sorte pour dégoûter Ludivine et l’obliger à enfin le quitter, lui qui avait par ailleurs une femme et trois enfants… "C’est un faux prétexte. Son but était d’avoir des relations sexuelles avec l’adolescente qui a fait l’objet d’un odieux chantage sexuel", a répliqué le parquet qui a requis 6 ans de prison pour la mère et le beau-père, ainsi que 2 ans pour Aydin. Le tribunal a effectivement souligné le caractère pernicieux du chantage sexuel et le comportement abject, tant de la mère que de son compagnon. Ceux-ci écopent finalement de 40 mois de prison, dont un an ferme, le reste étant couvert par un sursis probatoire. Aydin, lui, obtient la suspension du prononcé.