Faits divers

Marie-Pascale Quévy est âgée de 54 ans et vit à Boussu. Elle nous dit avoir la chance de compter trois merveilleux enfants et d’avoir aujourd’hui cinq petits-enfants.

Une grand-mère comblée ? La vie n’a pourtant pas toujours été facile pour Marie-Pascale Quévy. "Entre 2001 et 2004, ma famille et moi avons vécu l’enfer", confie la Boussutoise. "Bronchites, pneumonies, mycoses et infections en tout genre. Je souffrais de maladies à répétition. Je savais à peine manger, marcher ou respirer. Heureusement, au cours d’une de mes nombreuses hospitalisations, les médecins ont pu établir un diagnostic."

Marie-Pascale Quévy souffre du syndrome d’immunodéficience acquise, une maladie du sang qui affaiblit son système immunitaire et la rend beaucoup plus vulnérable à toutes sortes de maladies. Grâce à ce diagnostic, Marie-Pascale Quévy a pu être sauvée. "Cela fait plus de dix ans que je suis soignée par des immunoglobulines. Ceci me permet de mener une vie presque normale."

Reconnaissante , Marie-Pascale Quévy a apporté son témoignage lors d’une campagne de sensibilisation de la Croix-Rouge. "Mon but était de témoigner ma gratitude aux personnes donneuses de sang et sensibiliser les citoyens à l’importance de ce don."

L’histoire aurait pu en rester à cet épilogue heureux. Mais en avril, lors de sa visite mensuelle chez son hématologue, la Boussutoise a appris que son traitement ne serait plus remboursé. "La commission de remboursement de l’Inami estime que l’efficacité du traitement n’est pas prouvée pour les personnes qui ont contracté la maladie au cours de leur vie, comme moi. La commission dit se baser sur des études récentes. Pourtant, je suis une étude vivante ! Ma vie a changé depuis que je suis ce traitement. Si la sécurité sociale n’intervient plus, je devrais débourser 1.700 euros par mois. Je n’en ai pas les moyens."

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