Faits divers Markus Taubert a rencontré sa future victime alors qu’il faisait la manche avec son chien.

La chambre criminelle de Liège a entamé l’examen de l’affaire à charge de Markus Taubert, 54 ans, qui doit répondre du meurtre de Carine Gérard, 52 ans, une puéricultrice, habitante de Flémalle.

C’est sa passion des animaux qui a amené Carine à s’intéresser au sort de Markus Taubert, un musicien qui buvait et se droguait. Elle a engagé la conversation avec l’homme qui jouait de la musique devant les grandes surfaces pour récolter de l’argent car il était accompagné de Mex, un chien.

Carine Gérard aimait beaucoup les animaux. Elle était d’ailleurs impliquée dans des associations de défense des animaux. Des liens se sont créés entre eux. Cela faisait environ deux ans que les protagonistes se connaissaient. Ils avaient débuté une relation sentimentale mais elle n’a pas duré. Le 21 mai 2016, ils se sont disputés à propos du chien de Markus Taubert. D’après ce dernier, Carine Gérard voulait faire identifier le chien à son nom. "Elle m’a fait signer des papiers, mais je ne savais pas que c’était pour devenir la propriétaire de Mex."

Vers 20 h, la dame a appelé le commissariat de Flémalle car elle voulait que Markus Taubert quitte son domicile, mais les services de secours ne se sont pas déplacés. Le policier a demandé à la dame de mettre le haut-parleur pour calmer le suspect. "Elle buvait et s’était déjà montrée violente. On s’est battu", a expliqué l’homme. Il lui a porté un coup à la tête. La victime est tombée au sol. Markus Taubert lui a porté des coups de pied et de poing. Il s’est saisi d’un couteau. "J’ai essayé de faire rentrer la lame dans le corps, mais je n’y arrivais pas."

La victime a reçu plusieurs coups de couteau. Markus Taubert a ensuite saisi Carine Gérard à la gorge et l’a étranglée. Il est parti en prenant le sac de la victime. "Je ne sais pas pourquoi j’ai fait cela. Je voulais l’embêter."

Il s’est réfugié chez une dame qui a prévenu les secours. "Elle m’a dit qu’elle avait baisé avec moi juste pour avoir le chien", a expliqué le prévenu, très ému. "Je me suis senti trahi et blessé. Je n’ai jamais voulu sa mort. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait cela !"

Le prévenu n’a pas réussi à donner des explications claires quant aux gestes exacts qu’il a posés et qui ont amené à la mort de la victime.

D’autres audiences sont prévues pour entendre des témoins, le réquisitoire et les plaidoiries.